Mon objectif est d'explorer l'inconnu d'une vie nouvelle, grâce, entre autres, à l'écriture. Le ton restera le même; souvent impertinent, parfois cynique mais toujours en tentant de garder ce qui nous permet encore de vivre dans ce drôle de monde, l'humour, dans tous ses états.
J'ai écouté l'émission en question qui a envoyé du lourd, et pas qu'un peu. Au rythme où vont les choses, si la direction ne supporte pas ce qu'ont dit les humoristes présents ce soir, et qu'elle les suspend ou les dégage, la prochaine émission sera réduite de moitié, la suivant de la moitié de la moitié et ainsi de suite.
Cela suivrait donc la logique énoncée par Zénon d'Élée dans le paradoxe d'Achille et la tortue, et le temps de l'émission tendra vers zéro mais ne sera jamais nul, laissant toujours un espace de parole pour signifier à Sybile Veil, directrice de Radio France, qu'elle a commis une bourde magistrale avec l'affaire Meurice.
Même si je ne suis pas forcément d'accord avec tout ce qui est dit dans Le grand dimanche soir, j'aime l'impertinence et l'humour, alors pour que la liberté de parole perdure, je soutiens Charline Vanhoenacker ainsi que son équipe de zonzons et vous invite, si vous avez une heure à tuer*, à écouter l'émission du jour en cliquant ici. Indispensable.
Et encore... merci au Grand dimanche soir.
* mieux vaut tuer une heure que des innocents au Moyen Orient...
Je ne sais pas si ça peut servir à enseigner la morale à nos chères têtes blondes, et pas que, mais Plaisir de mots souhaite ajouter une autre maxime sur laquelle il peut être utile de faire réfléchir les élèves avant de les envoyer aider les petites vieilles à traverser la rue : La purée est molle mais c'est la purée.
Où êtes-vous, passereaux de mon enfance ? Si souvent regardés depuis une fenêtre de la maison, sans bouger pour ne pas vous faire fuir. Si souvent admirés pour vos couleurs. Bouvreuils, chardonnerets, verdiers, qu'êtes-vous devenus ? Pinsons, sittelles, gros becs, où êtes-vous partis ?
Chants cachés par les feuilles de charmilles, envol soudain à l'approche d'un thuya, parades amoureuses du printemps, chamailleries pour quelques graines. Spectacle sonore et visuel au temps où l'image cathodique laissait encore le temps d'écouter, de regarder la nature dans sa splendeur.
A trop nous sentir maître de tout, à trop être arrogants envers cette terre, nous les hommes n'avons pas su vous préserver. Certes, la mésange, le rouge-gorge, le moineaux viennent encore égayer nos jardins, mais vous-autres qui n'êtes plus là manquez terriblement.
" Non Frédéric, tu ne restes pas au fond de la poche au prétexte que tu as mal au ventre, tu vas à l'école. Et tu obéis tout de suite, sinon je dis à ton père qu'il vienne te chercher... "
C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
A. Rimbaud - Le dormeur du val
Je pense à toutes ces victimes, civiles et militaires, d'Ukraine, du Moyen Orient, d'Afrique... Je ne peux m'empêcher d'avoir la gorge serrée.
La librairie francophone, La Terre au Carré, C’est bientôt demain, Des vies françaises, Le grand dimanche soir qui s'arrêtent...
France Inter touchée par la folie destructrice ou simplement le désir de faire dans le politiquement très très très très très correct ???
A l'heure des radiocons, des télécacas et des réseaudébiles, l'intelligence va y perdre.
Mes plus de 60 ans de fidélité à Inter ne résisterons peut-être pas à ces coupes sombres.
Je suis circonspect, triste et en colère contre les directions de France Inter et Radio France qui font dans la destruction alors que France Inter est la première radio de France écoutée avec plus de 30 millions d'auditeurs en direct.
Si comme moi, les suppressions programmées plus hauts vous flanquent de l'urticaire, vous pouvez toujours faire part de votre indignation à la médiatrice de Radio France. Pour cela il vous suffit de cliquer ici et de décharger votre rogne. Si cela ne change rien, au moins ça soulage.