Mon objectif est d'explorer l'inconnu d'une vie nouvelle, grâce, entre autres, à l'écriture. Le ton restera le même; souvent impertinent, parfois cynique mais toujours en tentant de garder ce qui nous permet encore de vivre dans ce drôle de monde, l'humour, dans tous ses états.
le 30 juin 2012, une seconde intercalaire est ajoutée au temps universel coordonné, cela pour rapprocher celui-ci du temps solaire moyen, trois ans après, jour pour jour, une seconde seconde sera ajoutée de la même manière.
Et après, on s'étonne de ne plus savoir quel jour on est. Tout fout le camp...
Mon père croyait à l'Europe, s'était battu pour cela, avait payé de sa personne lors de la montée du nazisme et me disait de son vivant, après sa déportation lors de la seconde guerre mondiale, la déception qu'il éprouvait de voir la façon dont tournaient les choses pour cette Europe fraternelle.
Il n'a pas assisté, ou alors de là où il est, à la montée actuelle du nationalisme dans les différents pays et à l'arrivée en tête lors des dernières européennes en France de l'extrême beurk. Tant mieux pour lui.
Mon père, requiescat in pace.
De notre côté, trouvons la force de résister au pire.
Monsieur, vous pratiquez le naturisme mais craignez l'instant où le contrôle de votre corps vous échappe à la plage et où, contre votre volonté, vous cédez au culte de Priape.
Que faire pour éviter que le rouge vous ne monte aux joues et le désarroi à l'esprit, en même temps que votre attribut tente sans mal de tendre vers le zénith ?
Certes, il y a la solution de la serviette ajustée promptement sur la colonne spontanément érigée, mais si vous n'avez pas de serviette... ?
Il y a la solution du demi tour impromptu pour fouir le membre dans le sable feignant d'honorer la terre mère, mais le sable, ça irrite... !
Vous pouvez également, de façon désinvolte, plonger l'objet incontrôlable et incontrôlé dans l'onde fraiche et salée afin de réduire la taille de la turgescence à celle du bigorneau frileux qui se replie dans la coquille, mais encore faut-il ne pas être loin des vagues pour éviter, le temps du trajet, l'exposition aux regards admiratifs des sirènes gourmandes en goguette...
Alors... vraiment... que faire ?
La solution la plus simple et la plus sociale est d'accrocher au plus haut de la hampe un petit drapeau vert qui indique que la mer est calme et la baignade sécure. A coup sur, votre entourage vous sera gré de tant d'attention et tout le monde profitera du signal pour se précipiter dans les vagues, portant plus d'attention au plaisir de la baignade qu'à l'émotion de voir érigée sur la côté d'Azur la colonne de Vendôme ayant quitté la place éponyme le temps d'un bain intégral de soleil.
Aujourd'hui, c'est la journée mondiale du naturisme.
Ça m'a fait pensé à la chanson de Pierre Perret dont le refrain est
"À poil, tout le monde à poil!
Les petits, les grands
Les bons, les méchants!"
...
Et si... et si on faisait ça ; qu'on se mette tous à poil, pour montrer aux extrêmes beurkistes que nous sommes tous égaux, que l'on soit blanc, noir, crème, jaune, rouge... qu'une quéquette ou une foufoune soit française ou étrangère, cela reste une quéquette ou une foufoune... et que dans cette égalité, le mélange des genres est la meilleure garantie contre les affres de la consanguinité.