Mon objectif est d'explorer l'inconnu d'une vie nouvelle, grâce, entre autres, à l'écriture. Le ton restera le même; souvent impertinent, parfois cynique mais toujours en tentant de garder ce qui nous permet encore de vivre dans ce drôle de monde, l'humour, dans tous ses états.
Pierre Desproges est mort depuis 37 ans, mais ce qu'il a dit/écrit est toujours, ô combien, d'actualité
" Nous n'avons plus de grand homme, mais des petits qui grenouillent et sautillent de droite et de gauche avec une sérénité dans l'incompétence qui force le respect "
Même si vous n'êtes malheureusement plus là, Monsieur Desproges, merci.
Quand on est coincé sur l'autoroute à la sortie d'une grand ville, qu'on a pas vu venir l'embouteillage à cause d'un accident vraisemblablement assez loin, qu'on essaye de prendre la voie de dégagement la plus proche pour trouver un trajet plus fluide, que la seule voie possible est celle qui mène certes au village suivant mais en traversant une zone d'activité commerciale monstrueuse, et qu'on connait très mal, qu'il est 18h15, qu'il fait nuit, que le Black Friday a jeté sur les routes tout ce que le consumérisme prosélyte a réussi à accrocher de badauds en mal de promotion, on est mal, très mal, d'autant plus mal qu'on a à parcourir 50 bornes pour se rendre à une soirée conviviale.
Alors... par politesse, voyant le dawa ambiant, on veut passer à l'hôtesse qui vous attend un sms pour prévenir du retard, et pour se faire, il faut trouver un endroit pour arrêter la voiture en sécurité afin de pianoter sur le clavier du smartphone. Ayant réussi, malgré les encombrements à prendre la voie de dégagement, il faut encore sortir de la grande chenille automobile pour pouvoir se stationner, pas sur un parking, ils dégueulent tous de voitures, pas sur un emplacement à cet effet en bord de route, ils sont tous pris, mais à cheval sur un bord de trottoir, dans un endroit hypothétique et reculé, donc moins fréquenté, de la zone d'activité piège à gogos ; et une fois le sms envoyé, il faut repartir, en affrontant à nouveau l'énorme cohorte des voitures.
Bref, au lieu d'une petite demi-heure pour faire le trajet, il aura fallu compter 2h, soit quatre fois plus de temps. Black Friday, putain de journée !
Aujourd'hui c'est le Black Friday, des bonnes affaires partout ? Pas sûr
" Inutile de faire une crise d'hystérie, je ne vous ferai pas de réduc sur votre consultation psy au prétexte qu'on est le 28 novembre. Calmez-vous et reprenons "
J'ai connu le service militaire à l'ancienne, purement militaire, mais imposé. Cela ne m'a pas fait rire d'aller, pendant un an, apprendre à marcher au pas, à manier des armes, à subir l'imbécilité de certains (je dis bien certains) gradés, persuadés en conséquence d'être détenteurs de vérité et de pouvoir.
J'ai eu l'occasion de croiser les crétins évoqués ci dessus, mais aussi des braves types, qui sous une rudesse avérée, pouvaient faire montre d'humanité. Contrairement aux imbéciles qui sans avoir combattus, étaient imbus de leur grade, ces braves types avaient fait campagne, s'étaient confrontés aux horreurs de la guerre et s'en souvenait face aux gamins que nous étions tous.
Cette période où j'ai " servi sous les drapeaux ", m'a au moins permis une chose, croiser, dans ce meltingpot, toutes les couches sociales de notre nation, du médecin en devenir à l'illettré. J'y ai appris beaucoup, humainement parlant. Ce mélange, il n'y a que là que je l'ai vécu, j'ai côtoyé des personnes que je n'aurais jamais rencontrées autrement, par la force des choses.
Étant enseignant, j'ai vu des enfants et des parents de différentes extractions sociales, pauvres ou nantis, intelligents ou simples d'esprit. Mais vivre 24h sur 24 avec des personnes d'origine sociale différente est une expérience enrichissante, qui oblige à réfléchir la vie en société. Être assujetti aux même contraintes, et parfois aux même inepties font qu'il faut, pour vivre ensemble, le respect de l'autre et la solidarité.
Je reste persuadé que le service militaire tel que je l'ai vécu est le dernier maillon d'un apprentissage d'un vivre ensemble qui commence à l'école. Après cela, chacun repartait pour une vie sociale différente, mais au moins, chacun avait appris qu'une société est faite de la variété des hommes, de leurs différences.
Même si bien des choses m'ont déplu dans cette année de service militaire, cela m'a beaucoup apporté et aujourd'hui, plus de 40 ans après, et en particulier la suppression par Jacques Chirac du service militaire, je trouve dommage qu'il n'y ait plus une instance commune à tous les jeunes hommes, et les jeunes femmes de notre pays, qui oblige à vivre une telle expérience.
Je ne suis pas un va-t-en guerre, loin de là. Je n'ai pas le sentiment d'être réac en écrivant ce texte. Je constate l'individualisme grandissant, la fragmentation sociale, l'irrespect, la perte de l'altruisme. Je suis pessimiste pour l'avenir car à proposer un service volontaire, qui va-t-on trouver pour y adhérer ? Toujours les mêmes, celles et ceux qui ont déjà une certaine vision du vivre ensemble.
Les autres resteront dans l'individualisme, la fracture sociale et ses conséquences mauvaises ? L'avenir est sombre, peut-être guerrier, mais avant cela notre société va mal, pour de multiples raisons qui l'ont vu se dégrader. Il est urgent bien sur de se protéger contre les agressions extérieures, mais aussi, de lutter contre ce qui ne va pas dans notre pays aujourd'hui.
Alors, faut-il uniquement des volontaires ? Il en faut bien sur, pour renforcer nos défenses, mais il faut aussi restaurer ce qui s'est délité au cours du temps, une société, un nation qui, au delà des divergences d'idées de celles et ceux qui la composent, doit pouvoir faire corps face à l'adversité, externe, mais surtout interne, et le volontariat ne suffira pas.
Toutes les femmes ne sont pas comme la bonne qui n'est pas sage et qui, selon La folle complainte de Charles Trenet, avec une passoire se donne de la joie ; d'autres font dans le véganisme, avec un épi de maïs par exemple. Pour peu que ce dernier soit vigoureux et non stérile, les hommes qui en résultent ont du mal à cacher la chose après leur puberté...
Aujourd'hui, c'est la journée mondiale de l'olivier, c'est aussi la journée mondiale sans achat.
Alors, laissons les oliviers pousser dans les oliveraies et arrêtons cette mode à la con des oliviers/cadeaux qu'on déterre pour les replanter n'importe où.
La sauvegarde des espèces et le respect de la nature, c'est ça aussi.
Place Stanislas*, je te souhaite un bon anniversaire. Aujourd'hui, tu as précisément 270 ans. Tu es toujours aussi belle, surtout au coucher du soleil.