Itinérance
Publié le 11 Juillet 2011
Itinérance
Femmes aux cheveux fleuris dans le soleil éclatant de l'été qui arrive. La chaleur monte doucement, l’eau porte sans peine ses reflets moirées. Bach, Schubert, Satie colorent l’espace de douces
notes portées par le temps. La pianiste au pieds nus joue. Ses doigts ondulent sur le noir et blanc musical, clavier partition, sonorités douceur, pleinitude. De liseron, les enfants tressent les
couronnes. Le piano les rend sages, attentifs. Les femmes échangent doucement, assises au bord de l'eau, dans leur belle maturité. Visages que la vie a formé, marqué de l'expérience, mais si doux
; les notes les entourent, traversent l'air, les subliment. Les hommes sont plus loin. Ils s'affairent, oeuvrent à la tâche, fraternels. Le piano cède la place, l'accordéon survient, errance de
l'instrument, balade au gré des pas. La Mayenne apprécie, frémit encore de bonheur. Elle coule sans courant, laissant l'eau apaisée, les humains subjugés par la beauté du lieu que la musique
éclaire.
Moment de grand plaisir, moment d'éternité, que la vie a fait naitre un beau jour de juillet.
Dédicace à Sophie, pianiste aux pieds nus