UN SOMME NIE

Publié le 6 Février 2018

Tellement pris par les salauds de pauvres, je ne me suis pas méfié de cet enfoiré de virus ! Insidieux, fourbe, sournois, vil, faux cul, il m'a sauté dessus entre 11h02 et 11h31 dimanche. Paf, comme ça, sans prévenir.

Jambes en coton, tête dans le coton, nez qui pleure et yeux qui coulent. La sensation, quand on te parle, d'entendre ton interlocutrice comme si t'étais au fond du gouffre de Padirac. Seul point commun, stalactite au pif. Du mal à rassembler les idées.

Le beau corps d'athlète n'a plus, soudain, que le charisme d'une serpillère. Pantin désarticulé, battu par l'invisible. Froid, puis chaud. Chaud et froid. Vite, un sweater, vite, l'enlever. Bégaiement vestimentaire. Tu veux ou tu veux pas. Je voudrais bien vouloir, mais je ne peux pas. Neurones à plat.

Sommeil en berne, trop fatigué pour dormir, trop fatigué pour tenir éveillé. Situation paradoxale. Pas de bonne place dans le lit. Ici, non, là, non plus. Dessus ou dessous. Corps qui tourne et se retourne, douloureux.

Ouf, le flux nasal s'arrête. Respirer. Impossible. Zut. Glaciation. Nez bouché. Démangeaisons insupportables, impossible à apaiser. Éternuer, une fois, deux. Encore, pas d'arrêt. Pfff, crevé, dormir... pas possible. Gorge qui racle.

Insomnie, une heure, puis deux, puis trois, et quatre... C'est long, nuit noire. Allumer ? Lire ? Pas question, photophobie au menu. Cinéma intérieur, boulot, photo, bricolage, écriture et encore boulot. Penser à envoyer ce document, où est-il, pourquoi le veulent-ils ? Sommeil parti, fatigue présente. Bouger, changer de lieu, changer d'idées, tout à l'heure se lever, pour le travail. Assis, canapé, plaid, tête lourde, bouche sèche.

La fatigue l'emporte, enfin.

Rédigé par plaisir-de-mots.over-blog.fr

Publié dans #De tout un peu

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