J'AI GRAND PEINE

Publié le 10 Octobre 2017

Monsieur.

Vous m'avez fait grand peine hier, en décidant de partir si vite.

Il y a longtemps, lorsque j'avais l'occasion de vous voir, j'attachais peu d'importance à ce que vous étiez... Vous étiez, et cela suffisait, ni plus, ni moins. Vous me faisiez parfois rire et parfois, vous me laissiez indifférent.

Les jours passant, j'ai appris non seulement à vous regarder autrement, mais aussi à finir par vous apprécier et finalement à attendre avec plaisir le moment de vous revoir.

Mon regard a changé sur vous, vous aussi avez évolué, dans un sens qui convenait bien à ce qui me régalait, intellectuellement parlant.

A mesure des années, vous m'avez montré des visages différents, des styles variés qui à chaque fois, ont forcé mon admiration en nourrissant mon esprit.

J'ai souvenirs de vos apparitions, tantôt rieuses, tantôt graves, tantôt douces, tantôt folles.

Je me suis régalé aussi de votre phrasé, du vocabulaire dont vous usiez, des propos construits, qu'ils soient humoristiques ou sérieux, dans cette belle langue dite de Molière.

J'ai aimé ce que vous nous avez offert, à moi, mais pas seulement... dans Le crabe Tambour, Le mari de la coiffeuse, Tandem, Que la fête commence. Ces film ont changé mon regard sur vous.

Votre filmographie est énorme et je n'ai pas tout vu. Mais une chose est sure, c'est que vous avez contribué à enrichir ma passion pour les mots.

Vous étiez devenu pour moi, plus qu'un comédien.

Merci Monsieur Rochefort. Mais vraiment, vous êtes parti trop vite, cela me peine grandement.

 

 

Rédigé par plaisir-de-mots.over-blog.fr

Publié dans #Merci

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article