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  • : Le blog de plaisir-de-mots.over-blog.fr
  • : Mon objectif est d'explorer l'inconnu d'une vie nouvelle, grâce, entre autres, à l'écriture. Le ton restera le même; souvent impertinent, parfois cynique mais toujours en tentant de garder ce qui nous permet encore de vivre dans ce drôle de monde, l'humour, dans tous ses états.
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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 15:47

Cherche personnes ayant trempé dans le milieu pour renforcer campagne présidentielle du centre.

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 15:41

Pour briller dans les soirées où le temps est compté, ne dites pas

"elle est d'une malhabilité déconcertante ; pour autant sa probité est particulièrement avérée"

mais plutôt

"elle est gauche mais droite"

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 10:44

Lendemains de fête.

Lectrice gavée d'huîtres citronnées, lecteur bouffi de foie gras poëlé, tes doigts sont gourds et ton bras empesé ? Tes yeux brouillés et ton cerveau déconnecté ?

 

Calme plat sur le commentaire !

Allez, foutrecul ! Déchaînez vous que diable. Haro sur l'écrivaillon, lâchez-vous...

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 10:41

Ce qu'il y a de bien avec la fin du monde annoncée le 21 décembre prochain, c'est que finalement, on n'aura moins longtemps à supporter les conneries des politiques...

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 10:35

Je croirai à Dieu le jour où je ne me flanquerai plus des coups de marteau sur les doigts en bricolant..

Je croirai à Dieu le jour où je n'avalerai plus de travers.

Je croirai à Dieu le jour où la porte de ma voiture ne sera plus bloquée par le gel quand je suis en retard.

Je croirai à Dieu le jour où les toilettes seront vides quand j'ai une envie pressante.

Je croirai à Dieu le jour où l'élu dégagera...

... mais là, je crois que j'aurai encore des doutes !

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 10:23

J'ai reçu une carte de voeux d'une fidèle lectrice, merci à la mère Noëlle. Cependant, après l'avoir consultée (la carte, pas la mère Noëlle), j'ai laissé mon ordi en stand by.

Quelques minutes après, j'ai à nouveau cliqué... et là, vision épiphanique :

Superbe blonde, yeux magnifique et voix chaudement métallique... alors je me suis repassé le message jusqu'à ce que je regarde de plus près ses lèvres pulpeuses. La lèvre supérieure est atteinte de paralysie, si si regardez quand elle parle... du coup, je me suis posé une question machiste évidente : avec un tel handicap, quelle sensation a celui à qui elle fait une inflation ??? 
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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 17:04

Logique de crise économique :

ce n'est jamais au début qu'on est touché par la faim...

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 14:14

Cherchez l'erreur, trouvez la stupidité...

800 000 € mensuels pour David B. dont je tairai le nom par pure humanité.

1 073 € mensuels brut à partir de janvier 2012 pour le smicard de base dont je tairai le nom par manque de place sur ce blog.

Si comme le dit Frédéric L. (4ème paragraphe de l'article) dont je tairai le nom par respect des personnes en situation de handicap mental : "Dans le monde du football, il y a des salaires mirobolants. En même temps, il y a des carrières très courtes"

Alors je suis pris de l'irrepréssible envie de me livrer au calcul arithmétique suivant

800 000 € mensuels sur une carrière de 5 ans... soit 800 000 x 60 = 48 000 000 €

1073 € mensuel sur une carrière de 42 ans... soit 1073 x 504 = 540 792 €
Je constate donc que David B. dont je tairai le nom pour m'éviter de vomir en le prononçant, que le salaire de ce dernier rapporté à celui du smicard de base dont je tairai le nom tant le respect des mal lotis me tient à coeur, est 88 fois (je vous épargne les décimales) supérieur. Cherchez l'erreur.

Je constate aussi que le politicard Frédéric L. Dont je tairai le nom par simple respect de ma bouche, n'en a pas fini de déverser des flots de conneries.


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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 09:57

André Wilms...

A voir, revoir, et surtout écouter et ré-écouter.

C'est un peu comme un met qui semble commun et au fur et à mesure de la dégustation révèle un bouquet infini de saveurs.

Merci à lui.

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 21:52

Le plein n'est jamais qu'un vide rempli à ras bord.

Il ne faut pas s'y fier, nous vivons en permanence sur des trous potentiels...

Quel vertige !

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 21:47

En boîte de nuit comme ailleurs, c'est quand le trou est plein qu'il se fait vider.

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 21:45

Echange implants mammaires défectueux

contre

cerveau, même petit et un peu usé.

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 21:34

Merci PIP.

Grâce aux explosions de mes implants mammaires,

Je peux maintenant dire que je suis une vraie bombe sexuelle.

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 21:26

Droits de l'homme

"Les hommes naissent libres et égaux en droit"

 

Droits de l'élu

"Les élus naissent libres et ego endroit... et envers"

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 21:24

Il ne pouvait distinguer son reflet dans le miroir tant sa discrétion était grande...

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 21:16

Je revoilà ! Les Dieux du net m'ont exhaussé, c'est reparti pour un tour. Merci à vous, fidèles surfeurs de n'avoir pas déserté ce blog aussi stupide qu'idiot.

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 17:15

L'escargot est un animal très routinier. A chaque fois qu'il tente de faire une chose au pied levé, il se casse la gueule...

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 17:13

Losque j'habitais un 165 m2, avec douche ET baignoire, j'aimais particulièrement prendre un bain en sirotant un bon whisky au son de la musique ambiante. Aujourd'hui, dans mon 75 m2, avec seulement une douche, j'ai voulu maintenir le standing ancien. Et bien, croyez moi... le whisky a une saveur de chlore chaud !

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 19:51

Hummm !
Je ne suis pas sur qu'elle en ait eu ras le cake au delà des mots de son enclos.
J'ai du mal a croire qu'elle se soit barrée si loin juste pour l'herbe plus verte.
Je ne suis pas convaincu qu'elle s'est laissée bouffée comme ça en resistant comme elle le pouvait.
Je ne suis pas certain qu'elle n'ait pas passé un contrat tacite avec le loup. Il fallait bien donner le change.
Je crois en revanche qu'elle digerait mal le coup du syndrome de Stockolm et qu'elle avait pris sa décision après avoir bien réfléchi. Seule l'issue fatale lui apporterait la paix.
C'est vrai... le vieux Monsieur Seguin semblait irréprochable.
Mais pourquoi une si longue barbe ?
Pourquoi toujours les bottes aux pieds ?
Pourquoi une demeure dans la cambrousse, éloignée de tout et de tous.
Pourquoi se bornait-il à hurler "Blanchette, revient" dans la voix cassée d'un français à forte intonation polonaise ?
Que sait-on de lui finalement ?
Quelle avait été sa vie ?
Il est de ces hommes qui fuient la société, effacent toute identité pour servir une patrie qui n'est pas forcément la leur, corps et âme.
Il est de ces hommes, virils souvent, très virils, trop peut-être, qui choisissent la solitude des espaces brûlés de soleil.
Il est de ces hommes qui au coucher du soleil oasien, quand la raideur les prends, ne trouvent que peu de solutions pour apaiser une libido chauffée à blanc.
Monsieur Seguin savait que la retraite serait difficile, il savait que la nostalgie de la légion étrangère marquerait sa vie... et surtout celle de ses proches, fussent-ils caprins !

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 19:48

Que choisir ?

Avoir ses bourses en hausse

ou

Avoir ses ours en Beauce ?

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 19:47

Peut-on viser n'importe où sur un roumain sensible ?

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 19:32

Je n'avais jamais entendu... ça m'a fait mourir de rire alors que je n'avais pas la pêche du tout.
Une citation... est-elle de Claude Moine, alias Eddy Mitchell ? Peut importe...

 

"Un chien vaut mieux que deux kilos d'rats... !!!"

 

Alors ?

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 19:28

Une réelle amitié m'avait lié à lui depuis mon arrivée, en 72. De fait, il n'avait eu de cesse, après notre rencontre, que de m'apporter aide et soutien.


Cette relation, d'abord emprunte d'une certaine distance de ma part, passa fort rapidement de connaissance à copinage et de copinage à amitié. Tant et si bien que quelques semaines après notre première discussion, nous prîmes le pli de nous retrouver régulièrement. Les bars, pubs et autres lieux où coulent bière, whisky et autres liquides qui catalysent la convivialité devinrent nos QG du soir.
"Nous ne sommes pas pays, se plaisait-il à répéter à l'envi lors de nos veillées interminables, mais nous venons du même continent, toi et moi" Forcément, au bout du monde, la géographie natale rapproche.
"Je suis ici depuis longtemps ; maintenant je connais tout de ce pays, ajoutait-il"
Après ses études, il avait dû quitter son pays d'origine pour des raisons restées assez obscures. Il m'avait dit souhaiter oublier cette vie antérieure. Trop pleine de douleur sans doute. Il avait travaillé dur pour s'intégrer dans ce pays et avait finalement fini par trouver un job sérieux et durable. Il semblait heureux et voulait en faire profiter ceux qui comme lui, débarquait dans l'inconnu.

Pourtant, malgré cela, malgré le lien qui nous unissait, malgré la fréquence de nos rencontres, de nos évasions communes dans les limbes de l'esprit de vin, je ne tardai pas à ressentir une sorte de gêne à son contact. Je mis un temps non négligeable à réaliser ce qui m'avait conduit à une telle perception des choses. Nos rencontres perduraient mais un événement avait jeté le trouble dans mon esprit. Plus exactement une conversation ou plutôt non, une simple phrase... qui m'avait conduit à le regarder, autant qu'à l'écouter.

J'avoue que je n'avais jamais particulièrement prêté attention à son aspect extérieur tant ses propos étaient toujours brillants et captivants. Il ne paraissait pas athlétique mais les proportions de son corps, maintenant que son image me revenait, tendaient à la perfection. Son visage répondait également à une forme canonique, traits fins mais d'une ferme masculinité, yeux bleu cristal, cheveux blonds courts lissés, denture parfaite.

Ce fût certainement cela. Le choc entre ces mots, pourtant si simples, et ce corps sans tare.
Une phrase... une phrase en réponse à ma plainte.
"J'ai mal aux dents" m'étais-je plaint alors qu'il m'avait salué d'un "comment vas-tu mon ami ?"
A ma réponse, il avait souri, mais d'une façon inhabituelle, plus dure qu'à l'accoutumée.
"Je connais quelqu'un qui pourrait t'arranger ça" avait-il poursuivi sans ce départir de ce sourire je finis par trouver plus que glacial... Le ton de sa voix avait changé mais je ne compris qu'à sa seconde réplique de quoi il s'agissait.
"Un dentiste de tes connaissances ?" questionnais-je, encore crédule.
"Peut-être... " avait-il lancé avec une prononciation teintée d'un accent que je ne lui avais jamais entendu auparavant.
Je trouvai la réponse définitive à mon malaise quelques secondes après.
Dans un crissement de pneus, une voiture fonça sur lui et le heurta dans un bruit sourd avant qu'il ne put poursuivre sa phrase.

Il gisait au sol, inanimé. Le sang coulait de son oreille droite. Le véhicule venait de tourner prestement au coin de la rue. Tétanisé, j'avais été le témoin d'un assassinat. Je me penchai rapidement sur le corps désarticulé, pour constater que la vie l'avait quitté sous l'effet du violent choc. Au milieu des affaires dispersées de sa sacoche, une roulette chirurgicale dépassait d'une enveloppe à entête du ministère de l'intérieur du Chili sur laquelle je pus lire "à l'attention d'Helmut" 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 19:24

Vous n'imaginez pas ma satisfaction... ça a marché. J'ai eu un retour de quelqu'un qui m'est cher... elle est tombée dans le piège... faut pas lire trop vite, faut pas, surtout quand on a l'esprit un peu mal tourné... hi hi hi.

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 22:26

Debout derrière moi, dans ce grand parc de Montaigu, sous les frondaisons, paisiblement à la discussion potagère avec un sien ami, dans les derniers soleils d'un automne encore chaud, il s'effondra. Certes, il était fatigué, journée passée debout à vendre le bon pain préparé la nuit durant par celle qui partageait sa vie et avec qui il affectionnait de pétrir bien évidemment. Rien ne laissait présumer de cette chute si soudaine. Une bière, plus tôt partagée, n'avait pu l'enivrer à ce point. Que s'était-il passé ? Qu'avaient décidé les cellules de cet agrégat de carbone et d'eau pour ainsi s'affaler mollement, sans raison apparente ? La flemme de ranger la dernière table guillotine à doigts de campeurs ? La motivation en chute libre d'aller livrer ses miches au dixième congrès des rossignols contestataires ? Peut-être l'envie libidino-écologique du contact direct avec dame nature ? Que nenni. Rien ! Rien de rien ne justifiait, vu de l'extérieur, ce rapprochement aussi rapide que viril et dorsal avec la terre ferme.

 

Mais les faits étaient là, il était maintenant allongé à mes pieds, grimaçant. Passé de l'érection à la

station couchée, comme si une société de démolition l'eut, à l'instar de ces barres d'immeubles qu'on élimine, miné de part en part... Une chute en mouvement, cela peut s'entendre, se concevoir et au pire s'accepter, elle est dans la logique des choses que la physique sait démontrer, mais là ! Debout, immobile, puis au sol, dans l'instant, sans que la moindre inertie n'ait pu l'y entraîner. Instant de surprise, que dis-je, de stupeur, car la vie coulait paisiblement puisque l'heure de plier bagages avait sonné, la recette du jour étant faite et bien faite, assez tôt dans l'après midi, au bonheur affiché de la patronne. La chute avait été ontologique, que dis-je axiomatique. Impossible à démontrer, impossible à réfuter... le sourire du blessé en témoignait. Il y avait de la pomme de Newton à l'intérieur de cet homme là.

 

Cependant, eu égard à sa face grimaçante, il n'était plus temps d'écarquiller les yeux sur ce pauvre bougre qui maintenant soufrait tel un supplicié mimant avec un succès certain le pli des yeux asiatiques et l'éternel sourire nippon ! Seul le nez froncé rappelait que l'homme n'en était pas à une nième reprise du mime Marceau mais bien à la douleur. La bonne humeur s'était effacée des visages amis, préoccupés à apporter aide et réconfort à l'affalé. Regards graves et inquiets sur une interrogation : de quoi souffrait-il ? Le cœur allait-il lâcher de suite ou faudrait-il attendre de longues semaines avant de festoyer à la mémoire du défunt ? Nous rejouait-il la transe vécue quelques jours plus tôt, alors qu'il pensait incarner le nouveau Messie ? Non, la réponse fût à la fois plus rassurante et nettement moins excitante, religieusement parlant.

 

"C'est la cheville, ça m'arrive de temps en temps... " pût il lâcher dans un souffle.

"Mais là, ça fait  vraiment mal !" continua-t-il, la bouche tordue dans une position qui lui faisait remonter les commissures au niveau des oreilles en une publicité sympathique pour les pastèques de plein été à l'étal des maraichers du Sud. C'était somme toute assez bien réussi comme étude de masque type Commedia d’el Arte. Nous étions en cercle autour d'icelui, prêts à applaudir devant tant de professionnalisme dans l'art de la mimique. Tout ça sentait l'Actor Studio, le vécu... C'est à ce moment, que, chaussette baissée, nous vîmes la cheville qu'il massait. Le galbe sportif de cette jambe était intact et l'endroit incriminé ne laissait poindre la moindre tuméfaction violacée qui nous eût sitôt, et renseignés et inquiétés. C'est dans ce bain de perplexité, après un passage du chapeau pour ce rôle interprété à la perfection, que l'idée de la glace naquit. En effet, constatant que les trois milles et quelques euros recueillis pour la prestation n'apaisaient pas l'acteur, une amie fût dépêchée auprès de la tente de la sécurité civile afin de quérir de quoi soulager la douleur. Nous attendîmes donc le petit sac de glaçons salvateurs. Quelques instants plus tard, la bienfaitrice était de retour, au pas de course mais les mains vides.

"Tudieu ! " s'exclama l'un d'entre nous,

"Foutrecul" surenchérit un second.

"Ben alors ?" conclut un troisième, en manque de lexique.

 

La réponse arriva avec la camionnette qui suivait de quelques dizaines de mètres la jeune femme. Le petit groupe qui s'était constitué autour de l'adepte du rapprochement du sol fût alors saisi par une grande perplexité. La glace n'était-elle livrée qu'en pain de 100 kg ? Faudrait-il se mettre à la recherche d'un pic à glace, objet assez rare chez les boulangers, pour briser le bloc et adapter la taille du glaçon au mal ? Allait-on nous séparer ex abrupto, avant même l'heure du Berger, celle qui se conjugue avec deux glaçons, de l'être aimé de sa pétrisseuse, apprécié de ses clients-amis et parfois plaisanté de ses amis-clients ? Un homme ganté de latex translucide descendit de la camionnette. Il était affable.

"Rien ne sert de courir" dit-il avec un petit sourire narquois, "On va voir ça".

 

Une couleur pâle s'était imposée en lieu et place du rictus des premières douleurs sur le visage de celui qui avait été la victime de son propre corps. La souffrance persistait mais on y lisait maintenant en surimpression un masque de plus, celui de l'inquiétude. L'homme dépêché auprès de notre ami auscultait. Il prit la cheville en main, palpa, tourna doucement, de droite à gauche, de haut en bas et inversement, observant les réactions du blessé. Les traits de ce dernier, dans les meilleures éditions de la bible illustrée pour catéchisme juvénile, auraient aisément pu suppléer n'importe quel apôtre voué aux lions. Le disciple d'Hippocrate finit par se lever, la mine grave, se dirigea, sans mot dire vers l'arrière de la camionnette. Egalement muet, chacun d'entre-nous imagina, qui des attelles, qui une orthèse, qui un compressif façon femme éléphant. L'homme continua son chemin au delà du véhicule sanitaire, ce qui eût pour effet d'installer un climat pour le moins en contradiction avec la météo du jour. Point de baguettes de bois, pas plus que de cire ergothérapique, de bande Velpeau ou de glaçon. L'homme revint avec deux forts des halles, précédant un camion plus haut et plus terne que l'ambulance.

 

"Mais... " s'étonna la miteronne en chef.

"Qu'est ce que... " souffla le gisant.

"Ben... !!!" osa le troisième, toujours en mal de vocabulaire.

"Vous ne l'emmenez pas avec l'ambulance ? " reprit la boulangère.

"Non madame, l'ambulance reste ici" lança l'homme de la sécurité civile,

 "... et dans son cas" poursuivit-il en se tournant vers les deux molosses

"... il vaut mieux qu'on vous le confie".

 

Nous eûmes tout juste le temps de dire adieu à notre ami, avant que les équarisseurs le chargent dans leur benne...

 

Je dédie cette nouvelle, librement inspirée d'un fait réel, à un ami cher, bien que fragile des chevilles...

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