Mon objectif est d'explorer l'inconnu d'une vie nouvelle, grâce, entre autres, à l'écriture. Le ton restera le même; souvent impertinent, parfois cynique mais toujours en tentant de garder ce qui nous permet encore de vivre dans ce drôle de monde, l'humour, dans tous ses états.
L'adage dit que la vérité sort de la bouche des enfants.
Parfois, alors qu'on ne s'y attend pas, elle sort aussi de leur plume.
Aujourd'hui, lors d'une évaluation de petits de CP, un item devait les conduire à imaginer la suite d'un début de phrase. Ainsi, il fallait compléter la phrase commençant par Je n'aime pas... (un grand classique du genre)
J'ai eu la surprise de voir écrit ceci :
Je n'aime pas la soup pasce sé pour lé vieu
Alors, certes, la forme orthographique est à amender, ce qui est normal pour des CP à cette époque de l'année. En revanche, le moins qu'on puisse dire, c'est que le message est parfaitement clair. Bonjour le coup de vieux, du coup, en rentrant chez moi, j'ai ouvert le frigo et jeté la soupe que j'avais préparé pour ce soir...
France, paroles de Gérard Collomb, de Laurent Wauquiez, USA, paroles de Trump, Russie, paroles de Poutine, Corée du Nord, paroles Kim Jong Un, Syrie, paroles de Bachar El Assad ... faut pas s'y fier.
Dans Jacky, Brel chantait : " Beau, beau, beau et con à la fois… "
Aujourd'hui, dans l'actu, on a pas de beau, beau, beau et con à la fois…
On a un beau, beau, beau et pas con du tout à la fois : Georges Clooney, qui, avec son épouse, ont donné 500 000 dollars pour la marche contre les armes.
Et on a aussi, pas vraiment beau, pas vraiment beau, pas vraiment beau, mais vraiment con à la fois : Vauquier, qui s'enfonce dans sa médiocrité.
L'étude des fractions est une chose complexe que se doivent d'enseigner les maîtresses de CM1...
Une collègue évoquait la difficulté de ce faire, l'incompréhension de certains élèves devant ces partages d'une unité en n parties... et pour illustrer, elle prit l'exemple d'une pizza dont il fallait prélever 42 millièmes... !?!
Après ça... comment ne pas comprendre le rejet des enseignés.
D'abord parce que les faire baver en leur parlant de pizza alors qu'ils ont les crocs, c'est une torture.
Parce que leur proposer de couper une pizza en mille pour leur en donner seulement quarante deux portions alors que d'autres en auront peut-être quarante trois ou quarante quatre, c'est très injuste et frustrant.
Parce qu'il faut un couteau qui coupe ou une roulette très affutée pour être très précis dans ce partage. on imagine mal des parts de 42 millième ne faire effectivement que 83 deux-millièmes.
Parce que comme dit ci dessus, pour couper une pizza en mille parts parfaitement égales, il faut se lever de bonne heure et que du coup... c'est pas de la tarte ; et que, même si la pizza était de la tarte, ça ne changerait pas grand chose et ça risquerait même d'être pire. Vous avez déjà essayé de couper une pâte feuilletée sans faire de miette ? Une vrai galère. Mais revenons à nos moutons.
Parce que pour pouvoir trancher une pizza en mille, il faut que celle-ci ait une taille qui le permette et qu'elle soit si possible rectangulaire. Une pizza ronde... de taille normale, soit d'un diamètre sensiblement proche de 40 cm... d'où une circonférence d'environ 125,6 cm (en vertu de la formule 2πR) à partager en mille morceaux, ça donne des parts dont l'arc est de 125,6/1000 soit 0,1256 cm. Une part de pizza d'un peu plus d'un millimètre, c'est pour le moins tordu et en admettant qu'un élève en reçoive 42/1000ème, ça ne fait guère qu'un arc de 5,2752 cm, ce qui est un peu plus correct mais ne permet de faire dans la pizza ronde que 125,6 : 5,2752 = 23 parts avec un reste inférieur à 42 millièmes, ce qui induit qu'il y aura un élève lésé, et ça, en matière de partage et d'équité, c'est très moyen.
Parce que l'idée même d'introduire une pizza à l'école est mauvaise et contraire aux règles de sensibilisation à une bonne hygiène alimentaire. De plus qui choisira le type de pizza ? Quatre fromages ? Royale ?... et que, quand le choix est fait, le partage en 42 millièmes ne garantit à personne le partage équitable de la garniture de la pizza. Vous avez déjà vu quatre fromages se répandre de façon homogène lors de la cuisson ? Moi pas.
Enfin, parce qu'il n'est pas sur du tout qu'une fois les 42 millièmes de pizza absorbés, la digestion aidant, les élèves aient digèrent également le concept mathématique de la fraction. Ainsi, plutôt que d'entamer une pizza pour une efficacité plus qu'hypothétique sur la compréhension des fractions, je propose de garder cela comme récompense à qui aura intégré ce qu'est une fraction si tordue soit elle.
Quelle belle victoire, une fois la notion complexe comprise, de pouvoir aller se couper 42 millième de pizza...
Spéciale dédicace à Nath sur qui je compte pour inspirer un prochain post ésotérico-philosophico-pédagogique
Notre sinistre des keufs pense sérieusement à faire appel à des sociétés privées pour leur déléguer certaines mission de police.
Quelle assurance avons nous sur le recrutement des vigiles ???
"Pour commencer, vous aller me présenter vos papier, et après une petite palpation ou une fouille à corps, c'est selon... juste pour le fun, hi hi hi !"
Oups... j'ai loupé d'un jour un sujet d'importance : la journée mondiale contre l'excision.
J'm'en foutisme ? Certainement pas. Machisme ? Pas plus, bien au contraire.
Et de toute façon, si excuses il doit y avoir, c'est moins les miennes pour cet oubli que celles de tous ceux, de toutes celles, qui continuent d'imposer ces mutilations à des fillettes, à des adolescentes, à des femmes qui n'ont rien demandé.
Je vous ai entendu ce matin, interviewé par Léa Salamé sur France Inter, dans le 7-9 à propos de votre article récent dans Libé, concernant les migrants/les exilés de Calais.
Je viens de lire cette lettre ouverte que vous avez adressée à notre Président de la République, parue dans Libé et mise en ligne sur le site du journal.
Je ne suis pas allé à Calais, je n'ai ni vu ni filmé ces pauvres gens que vous évoquez. En revanche, au quotidien, je côtoie, dans les écoles dans lesquelles je travaille, des enfants qui arrivent de pays où eux et leurs parents ont été maltraités. Je tremble souvent à l'idée que ces enfants, ces parents, risquent d'être reconduits à la frontière, parce qu'une partie de notre pays ne veut pas d'eux. Je m'offusque de l'hypocrisie qui consiste à accepter la scolarisation des enfants alors que les parents vivent dans l'angoisse de décisions administratives funestes. Je m'insurge contre cette position pour le moins ambigüe. Je vois au quotidien des enfants qui font des efforts énormes pour s'intégrer, qui jouent le jeu de l'école française, apprennent notre langue... qui travaillent dur, et dans une grande dignité, en prenant ce que la France leur donne, sans rien réclamer. Ces gens, parqués dans des foyers qui ne sont que le moyen le plus facile de mettre la main sur eux pour les jeter dehors, sont des hommes, des femmes, des enfants qui n'aspirent qu'à une chose, vivre, vivre en paix.
Alors Monsieur Moix, je salue ici votre cran, votre courage, dont tant de politiques sont dépourvus. Votre texte est accablant pour le Président de notre pays. Votre indignation est salutaire, au moment où tant de gens se replient dans un individualisme aussi sectaire que dangereux.