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  • : Le blog de plaisir-de-mots.over-blog.fr
  • : Mon objectif est d'explorer l'inconnu d'une vie nouvelle, grâce, entre autres, à l'écriture. Le ton restera le même; souvent impertinent, parfois cynique mais toujours en tentant de garder ce qui nous permet encore de vivre dans ce drôle de monde, l'humour, dans tous ses états.
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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 12:13
LAISSE PAS DON

Il y a des jours, comme ça, où le palais tutoie les étoiles, où les papilles sont en extase. Ce fut le cas pour pour à midi. Alors, partageur, je vous livre la recette, simple, mais sublime.

Après avoir acquis une belle darne d'espadon un peu épaisse (j'irai dire deux avé et trois pater pour le coût carbone) j'ai mis celle-ci au four, sans autre forme de procès, nue, sans corps gras, sans couverture, sans sel, le tout à thermostat 7.

Avant de ce faire, j'avais préparé un riz basmati au curry "hot". Une fois le verts de deux oignons frais revenu dans l'huile d'olive, j'ai saisi le riz dans le mélange jusqu'à transparence du grain. Cela fait, j'ai copieusement poudré d'un mélange de curry hot et... soft, pour pouvoir encore apprécier les saveurs (en proportion 1/5ème de hot pour 4/5ème de soft), mélangé l'ensemble afin que le riz prenne une belle couleur. J'ai ajouté un peu d'herbes de Provence, de l'ail moulu en quantité raisonnable pour que le mariage soit subtil, du gros sel.

J'ai mouillé amplement le tout d'une eau bouillante additionnée d'un bouillon de légumes et laissé cuire jusqu'à obtention d'un grain de riz cuit mais ferme.

Une fois la chose en route pour une cuisson ad hoc, j'ai donc mis au four la darne d'espadon. Pas de temps de cuisson, c'est l'oeil qui indique la durée. Lorsque le poisson commence à se colorer sur les bords, c'est parfait, cuit mais encore moelleux.

Le riz cuit, j'ai dressé sur l'assiette le poisson sur lequel j'ai fait couler un léger filet d'huile de sésame. J'ai épandu du gros sel sur la tranche, donné un tour de moulin à poivre (cette fois, il était noir mais si vous en avez, le poivre blanc augmente la subtilité du met) et servi à côté le riz vert jaune, garni de petits tronçons d'oignons. Prêt à déguster !

Ah, j'oubliais, un sauvignon vigoureux et dynamique sied parfaitement à la dégustation.

Avec tout ça, j'ai pris un aller simple pour le bonheur gustatif.

Alors, essuyez vos babines et essayez, simple et délicieux.

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 13:31
ET PIQÛRE

Si vous aimez les mots, si vous appréciez la musique, si regarder les belles et moins belles choses vous est un plaisir, si caresser, embrasser, étreindre vous procure du bien-être autant intellectuel que physique, alors, je ne doute pas un seul instant, pour connaitre un certain nombre d'entre-vous, que vous gouttez aussi aux fruits de la terre et de la mer, à ceux des potager et des vignes...

A l'instar de ce que je fais des mots qui me tombent sous l’œil, j'aime à inventer avec ce qui me tombe sous la main, légumes, fruits, viandes, épices... Comme pour les mots que je triture sans être un littéraire, je prépare, assemble, essaie des recettes sans être un maître coq.

Mes outils ? L'observation, la curiosité, la dégustation, et enfin, l'imagination, le tout agrémenté du savoir prendre son temps et du travailler quand l'envie advient ; hors cela, point de salut. Ce qui fait que je ne serai jamais restaurateur, pas plus que romancier ou essayiste.

On ne prépare pas un petit plat dans la contrainte, pas plus que l'on honore sa belle sans envie partagée. Cuisiner, c'est se faire plaisir mais aussi faire plaisir.

Ainsi, ce matin, avisant quelques fressinettes presque brunes de maturité, plutôt que de les avaler sans autre forme de procès, je décidai d'en faire quelque chose de sympathique et gouteux, inventé de toutes pièces. Suite à cela, je pris une autre décision... partager, si ce n'est le produit fini, non par égoïsme mais parce que vous êtes disséminés aux quatre coins de l'hexagone, au moins ma façon de faire.

J'ai donc couché sur écran la recette intuitive finalisée en ce que j'ai nommé Verrine Fressinette et décidé de créer une nouvelle rubrique intitulée Miam dans laquelle je publierai de temps à autre mes expériences culinaires et pourquoi pas mes coups de cœur pour tel restau, pour tel met, pour tel vin, en prenant soin de ne pas oublier de vous dire où j'ai pu apprécier cela.

Pour ouvrir cette nouvelle rubrique, voici en avant première mondiale et universelle la recette

Verrine Fressinette (Pour 2 personnes)

Ingrédients

3 bananes fressinettes bien mures

100 g de fromage blanc 0% (ou en pourcentage plus élevé pour les gourmands)

1 cuillère à soupe de raisins secs

1/2 cuillère à café de zeste de citron vert

1 à 1,5 cuillère à café de rhum (brun, ou blanc arrangé. Pour ma part, j'ai mis un rhum arrangé Letchis)

2 gouttes d'extrait de vanille

1 feuille de gélatine

Préparation

Mettre à gonfler les raisins dans une casserole en les couvrant à peine d'eau, le tout

à feu doux.

Mixer très fin les bananes et le fromage blanc, laisser reposer au frais 1h

Quand les raisins sont bien gonflés, ajouter la quantité de rhum choisi, laisser infuser

une demi-heure, le temps de refroidir l'ensemble.

Faire ramollir la feuille de gélatine dans très peu d'eau. Quand la feuille de gélatine a complètement disparu dans l'eau, ajouter le liquide à la banane mixée avec le fromage

blanc, bien mélanger.

Égoutter les raisins.

Verser le mélange dans deux verrines et y ajouter les raisins. Pour une bonne répartition des raisins, verser un peu du mélange banane-fromage blanc dans le fond de la verrine, ajouter quelques raisins, les pousser doucement pour les faire pénétrer, recouvrir d'un peu de mélange,

répéter l'opération une seconde fois.

Parsemer le zeste de citron vert au dessus de la préparation.

Mettre à prendre au réfrigérateur quelques heures.

Sortir du réfrigérateur 10 minutes avant de servir, garnir avec une tuile à la noix de coco.

Bon miam !

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