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  • : Le blog de plaisir-de-mots.over-blog.fr
  • : Mon objectif est d'explorer l'inconnu d'une vie nouvelle, grâce, entre autres, à l'écriture. Le ton restera le même; souvent impertinent, parfois cynique mais toujours en tentant de garder ce qui nous permet encore de vivre dans ce drôle de monde, l'humour, dans tous ses états.
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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 23:53

AFPA, Gendarmerie, Education nationale, Milieux hospitaliers et tant d'autres... dussent-elles en crever, les têtes de ces fichues institutions ne lâcheront pas le morceau, même après preuve faite de leurs torts.

Faire taire les rétifs, asservir les serviteurs de l'Etat et assimilés, assassiner moralement les représentants syndicaux, bref, baillonner et baillonner encore. Voilà ce que nous sert ce gouvernement depuis plus de trois ans. Vous n'en avez pas marre ? Moi si. Alors gendarme réfractaire, enseignant résistant, syndicaliste combattant... mon soutien et mon respect vous sont acquis.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 19:30

La grande muette n'aura pas attendu longtemps pour lui retaper dessus mais en attendant, quel plaisir de voir l'élu bafoué dans sa décision...

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 12:54

Aidons les idées à faire leur chemin...

 

Proposition : J'achète 5 "Indignez-vous" de Stéphane Hessel aux éditions Indigène, et je les offre autour de moi

- à ceux qui s'indignent, oui mais est-ce bien utile ?

- aux tenants de la politique actuelle ? Totalement inutile, si rien ne les a fait changer à ce jour, rien ne les fera changer.

- à ceux de l'entre deux, ceux qui hésitent, à ceux qui ne savent pas, à ceux qui ont été déçus... là peut-être que les réflexions de Stéphane Hessel éclaireront les esprits. Personne n'est idiot... personne !

 

Alors, 5 x 3€... je m'engage devant vous à le faire.

De votre côté, si vous faites la même chose, en expliquant pourquoi, alors, peut-être qu'il faudra un retirage pour éclairer, éclairer encore cet avenir trop sombre si nous laissons faire. 2012, c'est demain !

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 12:30

"Quand le sage montre la lune, le sot regarde le doigt"

Confucius

 

Quand Stéphane Hessel s'indigne, Fifi répond que "l'indignation pour l'indignation n'est pas un mode de pensée"

1) Stéphane Hessel ne revendique en rien l'indignation comme mode pensée. Il invite à la réflexion en rappelant certains fondamentaux édictés par le CNR durant la dernière année des ignominies de la seconde guerre mondiale.

2) Stéphane Hessel est un vieux Monsieur mais quelle clairvoyante jeunesse, quelle perspicacité dans ses propos, quelle belle conscience.

3) Certes, le monde évolue et change. C'est pour cela qu'il est fondamental que des Stéphane Hessel, qui ne sont pas des enfants nés de la dernière pluie, mais bien des sages nourris de l'expérience de la vie, nous rappellent ce que les hommes ont pensé pour l'Homme il y a plus d'un demi siècle.

 

Quant à la lucidité, je préfère celle du sage à celle du sot !

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 12:27

Ah les Antilles...
Régalez-vous de ces couleurs.
Appréciez ces parfums.
Goûtez ces saveurs.
Aimez ces airs.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 12:26

A l'heure de la crise,
sans grand espoir d'éclaircie à court terme,
force est de constater
qu'on ne peut que
prendre les messies pour des gens ternes.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 12:21

Ayant trouvé l'âme soeur dans le Nord, je croyais vivre une nouvelle vie de couple.

Quand elle a réalisé mon incapacité pathologique à ranger mes affaires, elle s'est enfuie.

J'ai pris le taureau par les cornes, me suis mis au boulot...

Et j'ai trié, triééééé, à Lille, pour qu'elle revienne !

 

Merci cap'tain Ad hoc pour la matière première...

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 22:40

De toute façon, la France d'en haut s'en fout, elle a les tunes !

A quand les têtes au bout des piques ?

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 21:41

Quand la mort rôde... l'inspiration de terre. Saloperie de camarde !

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 17:52

Zapping d'un samedi soir de solitude...

TF1 La cage aux folles... Clavier, Bourdon...

3 minutes, pas plus, pour regretter avec moult amertume les grands impertinents, les loufoques, les clowns (les vrais) qui faisaient pleurer de rire.

Quand Poiret faisait dandy maniéré, Clavier fait parvenu, quand Serrault faisait folle, Bourdon fait pouf' lourdingue

Succès d'audimat...

Où je suis un vieux con, où l'appréciation de la subtilité dans l'humour n'est plus française !

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 17:46

Dernier buzz en Grande Bretagne :

Jack l'Eventreur n'officiait que le jour du saigneur !

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 23:31

En plus de nous saturer le diabète de son sucre, de nous exarcerber le cholestérol de son beurre et de nous menacer d'un nouveau bridge de sa fève, la galette va finir par nous faire gerber avec des modèles pareils.

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 22:37

Les blés brûlent sous le soleil. Quatorze coups retentissent, aussi épais que le bronze du bourdon. Debout, mains soudées aux barreaux, immobile, les yeux sont rivés à la grange au-delà du champ. Samedi 12 juillet, jour anniversaire, jour souvenir, comme tous les ans. Rien ne vient agiter les longs cheveux qui coulent en vagues noires sur son dos.  Personne dans les couloirs.

 

Bénaménil non loin du front. Elle le revoit, au jour du mariage, sur les marches de la petite église. Il est beau dans son habit bleu de soldat. Elle est du siècle. Elle est jeune encore. Lui, vingt ans à peine ; elle, dix-sept. Elle l’aime. Sa robe immaculée tranche sur l’uniforme.  La procédure est en cours. Soutien de famille, il doit être démobilisé. La vie est belle, elle est heureuse.

 

12 juillet, dans une guerre qui s’étire, la camarde lui enlève son homme. La guerre vole son amour en plein été. Il ne vient  pas la rejoindre ce jour de 1918. Sa permission commence ce soir. Un éclat d’obus le fauche en plein après-midi. Il décède dans l’heure qui suit. Elle est veuve. Sa tête éclate à son tour, brûlée par un milliard de kilowatts de désespoir.

 

Six ans. Six ans depuis ce jour. 12 juillet 1924, elle l’attend, enfermée. Elle ne parle à personne, ne devise jamais. Ses yeux sont vides ou tellement profonds qu’on risque de s’y perdre. Le déodorant de Philadelphie, luxe des luxes, offert par son homme ne quitte pas sa poche. Le parfum évanescent la rattache à lui. Mais pourtant… elle ne vit plus.

 

12 juillet 1924, elle le pleure à jamais, terrée dans sa folie. La sidération ne la quitte jamais. Elle perd le sens, repères atomisés, ne se souvient de rien, si ce n’est de la date. Seul le temps lui importe. L’espace n’existe plus. Il y a l’hôpital, il y a aussi son corps, sa tête, trois prisons emboîtées. Elle veut s’échapper. Partir. Le retrouver. Sans conscience de sa mort, elle compte jour à jour. La durée lui est une autre prison. Quand le rejoindra-t-elle ?

 

Depuis six ans, elle vit prostrée. Plus de mille huit cents jours qu’elle est internée. Errant dans les couloirs longs, sombres et froids en dépit des chaleurs estivales de Lorraine. Fantôme d’une femme qui hante le dortoir ou la salle de soins. Chemise blanche, pieds nus, elle ne vit autrement. Elle s’arrête toujours à la même fenêtre où la croisée des bois et les barreaux quadrillent sa vision. La vitre qu’on a oublié de mastiquer lui est indifférente. Elle ne voit que la grange… et lui.

 

Le fermier s’active sous le soleil, les épis ondulent en vagues d’or légères. Il attèle le cheval, prépare la faucheuse. C’est lui, dans son bel habit bleu… le rejoindre, vite. Elle ébauche un pas de côté mais ses mains sont crispées, ancrées infiniment aux barres de métal. L’homme s’évanouit de sa vue, absence de cheval, absence de charrue. Cela n’est qu’illusion, création de l’esprit, spectre que son cerveau génère au quotidien.

 

Les jours succèdent aux jours. Trop longues nuits, journées trop infinies. La perception de la durée l’enfonce dans la démence. Les heures deviennent jours, les jours des années. Mais il est toujours là, malgré le vent, la pluie ou encore le brouillard. Il attèle le cheval, Sisyphe des labours. Et puis il s’en retourne, la laissant à ses larmes. Jamais il ne la voit. Jamais il ne l’appelle. Et pourtant elle est là qui l’attend, qui l’aime à la folie.

 

« La pendule fait tic tac tic tac… » Charles Trenet passe sur une lointaine radio. Elle ne l’entend pas, pas plus que le cliquetis des courriers que le secrétariat doit dactylographier. Plus le temps passe, plus les geôles s’imbriquent. Une tête malade sur un corps décharné. Des murs tristes et sales. Les barreaux des fenêtres qui se couvrent de rouille. Et puis le temps qui freine, refusant de passer, cristallisant sa vie, distillant sa douleur.

 

12 juillet 1944. Accrochée aux barreaux depuis maintenant vingt-cinq ans passés, elle s’épuise de tristesse. Son amour n’a jamais failli. Elle regarde toujours la grange, ou plus exactement ce qui reste debout à force d’abandon. Vingt-cinq ans qu’il apparait et puis soudain s’éclipse.  Elle est cadavérique, son cœur est consumé. Vivre ? Encore… ? Cherchant au plus profond de son âme brûlée, dans un cri déchirant, elle l’appelle. Il se tourne vers elle, lui sourit. Les mains lâchent doucement prises, les jambes plient. Le corps grêle tombe sans bruit et se fige à jamais. Elle le rejoint… Enfin !

 

 

 

 

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 20:14

La balançoire oscille doucement au rythme des mouvements que lui imprime Juliette. La brise tiède des congés finissant apaise la fraîcheur des dernières soirées d’août. Juliette est rousse. Quelques pointes curcuma lui épicent les pommettes. La discrète tavelure rehausse l’améthyste de ses yeux en amande. La peau diaphane de son visage au sourire carminé tranche avec la crinière flamboyante. Assise, impassible, rythmant le va et vient aérien, Juliette observe. Un flash rougeoyant jaillit à chaque passage de la fillette dans le rai du soleil qui décline.

 

Au loin, au-delà du sapin isolé parmi la jachère fleurie, dans le jour qui s’achève, un homme. Affairé, concentré, il œuvre. Tout de blanc vêtu, masqué d’un tulle fin accroché au chapeau, il manie l’enfumoir. Dans l’air pur des sommets, que nulle brume ne trouble à cet instant, un nuage protéiforme l’entoure. Les abeilles s’approchent, et aussitôt s’éloignent, recommençant sans cesse le même mouvement ; elles donnent au nuage mille formes variées, toujours renouvelées. L’homme ne s’en émeut pas, il continue de faire. Il n’a pas vu Juliette, tout occupé qu’il est par les hyménoptères.

 

Juliette le regarde. D’avant en arrière, ses yeux ne le quittent pas. Elle sait… elle sait qu’il est précieux ce vieux monsieur chenu. Elle ne le connait pas mais elle sait. Maman lui a appris, il ya quelques années, que dans l’évolution décrite par Darwin, chacun trouve sa place. Chacun a son utilité. Juliette sait. Elle sait que le plancton fait vivre la baleine, et que grâce aux rongeurs, le renard peut survivre. Elle sait que le climat qui bientôt changera, fera mourir les ours, qui dérivent là bas. Elle sait que la forêt que déciment les hommes, à l’autre bout du monde, les privera bientôt. Elle sait que les abeilles nous sont indispensables ; que si on les détruit, l’apocalypse est proche et que l’apiculture est notre seul salut. Juliette n’est pas vielle mais elle comprend vite.

 

La dernière ruche. L’homme la choie. Pourtant, ce n’est pas son métier. Après un bac brillant, il y a de ça longtemps, il a choisi la voie d’études compliquées. Il connait lui aussi une foule de choses. Il les a étudiées, les a toutes intégrées. Et puis a sonné l’heure qui l’a amené là. Il a réalisé il y a peu de temps, que le monde se mourrait, par la faute des hommes ; que les grands consortiums n’avaient pour horizon que celui de l’argent. Dans « La jaune et la rouge », revue de son école, que les anciens publient et diffusent encore, il a lu cet encart sur la perte du monde. Article plus petit que la publicité pour un déodorant qui jouxtait la photo d’une abeille touchée par le Cruiser, avatar du Gaucho. Les lignes l’ont ému et la photo aussi. Ainsi, depuis ce temps, il se bat tous les jours pour préserver l’insecte sans qui la fin du monde devient inéluctable.

 

Il est inquiet car la ruche est malade. Le nombre des abeilles a bien diminué. En perdre encore beaucoup serait catastrophique, à l’entrée de l’automne. Il ne sait comment faire pour protéger l’essaim d’une lente agonie que le froid de l’hiver mènera à son terme. Il œuvre, essaye de protéger, de sauver ces petits êtres si fragiles mais si foncièrement utiles. Il sue plus de frayeur qu’à cause du soleil.

 

Juliette est fascinée ; le vieillard l’hypnotise. Aller le voir de suite, lui parler pour savoir s’il en existe d’autres ailleurs, des espoirs de salut. Elle saura la pirouette qui le fera parler, usant de ses beaux yeux pareils à la lavande butinée par l’abeille. Elle aussi est inquiète mais elle ne sait pourquoi de façon bien précise. A force de scruter tous les gestes de l’homme, elle y a lu l’angoisse, presque le désespoir. Juliette prends son élan et saute devant elle. A ce moment précis une abeille égarée rentrant de son périple à la tombée du jour, se pose sur le sol car elle est épuisée. La fillette la voit mais ne peut l’éviter prise par son élan. Le pied fond sur l’insecte qui meurt immédiatement. Juliette reste debout, figée dans ses pantoufles. L’homme ne saura pas, mais elle se sent coupable. Une larme salée lui perle au coin des yeux.

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 23:31

Au fait :

 

... et surtout bon tout le reste !

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 23:26

Installé au Nouveau Mexique, à proximité d'El Paso, il avait créé une société écran afin de poursuivre ses activités passées en toute impunité. Personne n'avait trouvé bizarre cette officine spécialisée dans la relaxation des ornithorynques par la musique dodécaphonique. Andrew Binyol, rebaptisé ainsi depuis qu'il avait précipitamment quitté son précédent travail pour des raisons évidentes, avait longtemps fouillé. Il avait longtemps étudié. Il avait épluché une à une les fiches destinées à transmettre aux générations futures LE savoir faire ancestral et néanmoins renouvelé lors de la dernière. Il avait pu réaliser ces recherches car Andrew appartenait à une organisation sectaire regroupant un certain nombre de scientifiques prêts à tout expérimenter.

 

Ecclésiastique ermite, Pepito Xico avait depuis fort longtemps décidé de vivre dans l'arrière pays un peu au Nord d'El Paso, juste après la frontière. Originaire de Ciudad Juarez, Pepito était un parfait Chicanos. Dom Pepito, comme l'appelaient les quelques autochtones qui résidaient alentour, avait voué sa vie à St François d'Assises. Il vivait chichement, le plus souvent seul, dans un monde empli de prière, se satisfaisant de peu. Il se nourrissait essentiellement de légumes et de lait. Pepito s'obligeait à une ascèse de tous les instants concernant l'alimentation carnée, eu égard à l'amour sacré qu'il portait au règne animal. Cependant il lui fallait tout de même quelques éléments protéinés. Ainsi, la seule concession qu'il faisait à ce régime, consistait en l'absorption bi hebdomadaire de scolopendre frit, arrosé d'eau fraîche qui sourdait des rochers, à quelques pas de son modeste logis en pisé.

 

Andrew stationna la Pontiac à quelques mètres de la chapelle. Après plusieurs jours d'observation, il avait pris sa décision. La couleur plus orangée que bronzée de Dom Pepito, corroborait les hypothèses notées sur la fiche renseignée par la société secrète. Ces fiches informaient leurs lecteurs sur un nombre effarant de points, nom, adresse, âge, psychologie, perversions... mais surtout, et c'est cela qui avait mené Andrew jusque là, santé ! En effet, les écritures indiquaient chez Pepito un dysfonctionnement hépatique chronique, d'où la couleur de son épiderme. "Ce coyote à foie jaune correspond exactement à ce que j'attends" pensa Andrew qui cherchait depuis fort longtemps à parfaire ses recherches.

 

Connaissant tout de Dom Pepito et du don de sa vie à la nature et aux animaux, Andrew avait ourdi un plan propre à confondre celui dont il avait besoin. Andrew avait estimé qu'une approche sous un déguisement animal lui faciliterait la capture du prêtre. Malgré une chaleur torride, il avait revêtu une peau de caribou prêtée par un sien ami canadien. Il avait initialement opté pour l'enveloppe d'un Pheugopedius spadix, plus connu sous le nom de troglodyte moine, imaginant qu'il duperait l'ermite par la religiosité du nom. Malheureusement pour son plan, Andrew avait pris depuis son arrivée aux US un embonpoint qui lui interdisait ce costume. Il s'était donc résolu à endosser finalement celui du caribou, en dépit de la température, car il était plus saillant. Afin de masquer l'aspect un peu moins discret, Andrew avait acquis quelques cierges bénis par Pie XII et les avaient disposés ça et là sur la ramure du cervidé.

 

Pénétrant dans la chapelle, Andrew pensa durant une fraction de seconde que Pepito avait découvert le subterfuge. Il avait longuement fixé  les flammes qui surmontaient le crâne du caribou... Mais il n'en était rien. Occupé qu'il était à moucher les cierges de la petite église, Dom Pepito n'avait pas prêté attention à l'attitude ésotérique d'Andrew. Pris dans ses prières intérieures, l'ermite moucha  à leur tour les cierges caribesques. Les bras levés du saint homme donnèrent à Andrew l'occasion inespérée de porter une estocade inédite. Il envoya au foie de Dom Pepito un violent coup de son olécrâne gauche faisant éclater l'organe, qui dans une subite hémorragie interne, fit passer le Franciscain de vie à trépas.

 

Emportant le corps malingre et jaune à souhait, Andrews se réjouit. Après avoir beaucoup expérimenté il rêvait d'innovation depuis longtemps. Il allait enfin pouvoir réaliser son rêve. Arrivé dans l'arrière cour de sa petite entreprise, Andrew déposa Pepito au sol. Le visage maintenant cireux de ce dernier n'émut pas outre mesure Andrew, habitué à ce genre de vision. Il traîna le corps jusqu'au laboratoire, sis juste en dessous de la salle de relaxation pour ovipare à bec de canard, pattes palmées et queue plate. Seule la force centripète permettrait d'extraire l'héparine de l'ermite, saint substrat nécessaire à la confection de la recette qui ferait florès au prochain salon de la cuisine moléculaire. Il fallait donc être équipé de l'outillage ad hoc. Andrew avait depuis peu acquis l'indispensable appareil.

 

Au moment même où il allait dépecer sa victime, dénoncé par des voisins suspicieux, Andrew ne put aboutir son ouvrage. Les hommes de la brigade psychozoophile venaient de faire voler la porte en éclats. Ils s'étaient précipités dans la petite pièce, torches à la main, en hurlant.  Andrew réagit sur le champ . Il réussit à s'enfuir et il eût juste le temps d'emporter dans sa fuite la précieuse centrifugeuse. Identifié et poursuivi, il dût à nouveau changer de lieu, changer de nom...

 

Depuis quelques années, un certain Ferran A. connait un succès croissant avec El Bulli l'établissement qu'il dirige. Corrélativement, il y a de moins en moins d'ermites en Espagne... 

 

Spéciale dédicace à Lerouge, la belle Lulu and so on...

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 15:42

31 décembre, cause rupture de stock sur l'article, prière de se replier sur la dinde...

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 12:41

Je suis super content, aujourd'hui, je vais gagner 10 minutes de temps libre en n'écoutant pas les voeux de guignol.

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 12:33

Comment regagner les suffrages... ?

A l'instar d'Erin Brockovich mais façon ex garde des sots, en proposant une petite inflation à chaque électeur...

Toutefois, après avoir réfléchi, au moins un milliardième de seconde, même comme ça, il n'aura pas ma voix.

Quand à ma semence,en toute modestie, je la réserve à des creusets plus dignes de la recevoir.

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 17:42

Après étude fine, à ce jour, des statistiques de fréquentation du site sur le mois de décembre soit 5,6 personnes (168/30) je déduis que

- certains d'entre vous sont sur des rompus de temps partiel

- si ce n'est le cas, qu'il y a un dégénéré dans la bande...

 

Des noms... des noms ! Le premier qui débine gagne un repas avec la fouine transfuge.

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 17:29

Ont-ils raison ? Une chose est sure c'est que l'empressement d'un certain nombre de grandes puissances à soutenir Ouattara laisse songeur si l'on veut bien y réfléchir.

Après l'Iran et le Shah, après l'Irak et Saddam Hussein, après l'Argentine et Videla, après les républiques bananières d'Afriques, d'amérique centrale...  Grands de ce monde, ne nous la jouez pas sur l'air du plus de démocratie, nous connaissons par coeur votre partition intéressée...

Pour ma part, je ne suis ni pour Ouattara, ni pour Gbagbo, bien au contraire !

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 12:03

Avec les femmes, je suis esclave de ma timidité... on n'est jamais si bien asservi que par soi même.

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 11:59

Connaître son foie par coeur évite d'avoir mal au coeur... parfois !

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 11:52

Tu es dyslexique.

Tu confonds clé de 10 et pâté de foie.

Un conseil :

Si tu veux garder tes amis, laisse tomber cuisine et mécanique.

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 11:47

Pour éviter de froisser le Dr Freudyoungovitsch, votre psy

dites

"Fais passer la colère qui me hante !

plutôt que

"Tire l'ire de mon coeur"

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