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  • : Le blog de plaisir-de-mots.over-blog.fr
  • : Mon objectif est d'explorer l'inconnu d'une vie nouvelle, grâce, entre autres, à l'écriture. Le ton restera le même; souvent impertinent, parfois cynique mais toujours en tentant de garder ce qui nous permet encore de vivre dans ce drôle de monde, l'humour, dans tous ses états.
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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 18:06

Vous voulez avoir un intérieur clean ? Echangez votre sale môme contre un hamster...

LA PINTE HURE à LUI LE

"Je te préviens, si tu en plus picoles tout mon White Spirit, je t'en colle une... "

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 17:59

Vous partez en vacances ? N'oubliez pas d'emporter votre canari, même s'il refuse de quitter son chapeau.

SEL EVA QUAND CE

"Pour moi, c'est cuit cuit !"

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 17:56

Différence entre le lapin sauvage et le lapin d'élevage ?

Le second est, même contre son gré, pour le développement du râble.

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 17:50

Réclaaaame à tendance publicitaire :

"Chausse ta Kovitch et rejoins En Marche !"

PUBLIE SIX THéS

"Quand tu chausses ta Kovitch,

tu enmarches bien plus vitch !"

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 16:34

Les mâtons ne sont pas si sauvages qu'on veut bien le dire.

 

PRISE EAU NIéE

"Tu veux que j'ouvre la fenêtre Barnabé ?"

"Oui, ça fouette ici... "

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 16:27

"Bonjour Monsieur Sanzot, aujourd'hui, je vais vous prendre une petite bavette"

LA BOUCHE RIT
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 16:24

Il y a quelques décennies, c'était ça, une calculette !

SOUS VENIR

"Avec deux centrales nucléaires pour l'alimentation... "

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 16:20

Les Britanniques ont toujours aimé les contes de fée, même dans les situations les plus délicates.

BAR BOEUFS BLEUS

"Sir Anne, ne vois-tu rien venir ?"

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 13:00

Même si ça vous fait une belle jambe, je sais enfin ce que signifie "Avoir le pied marin"

SCèNE Où LEGAT DE L'AMARRE IN
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 12:52

Après les élections, les deux grands partis aux manettes depuis des lustres vont exploser, ça va faire du bruit.

GOÛT VERS NEZ CèPE RAIE VOIR

"Préparez-vous, ça va péter Colonel Trotmann !"

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 12:44

Ah le social traitre !

COUDE JARD N.A.C.

"Na na naa, Bee noît, maaa voix tu l'auras paaaas !"

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 11:24

Les ustensiles de cuisine, ça sert à tout.

"Oscar, rentre à la maison, j'ai besoin des spatules pour préparer la Bolognaise... "

Spéciale dédicace à Nath !

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 11:17

Au soir du second tour des primaires de la gauche qui a vu Hamon sortir vainqueur, les deux candidats se sont présentés côte à côte pour sceller le soutien du perdant au gagnant.

Benoît à tendu la main à Manu en lui disant "Viens qu'on s'la serre"

Il semble aujourd'hui que le vaincu ait mal compris l'invitation et ait plutôt entendu "Viens qu'on s'lacère... "

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 09:19

Ayant le bonheur d'être propriétaire du bien qui m'abrite, dans une co-propriété, je suis assujetti, cela va de soi, aux charges à payer quatre fois l'an pour mon appartement.

Evolution technologique oblige, la demande réclamant ce dû qui arrivait par voie postale suit maintenant les arcanes de la toile. Du coup, la facture arrive directement sur mon ordinateur personnel. Jusque là... rein à dire.

Mais quand je lis le contenu du message auquel est attaché un fichier .pdf facturant ce que je dois, je bondis.

"Monsieur,


Notre agence adopte une attitude éco-responsable, aussi, vous trouverez en pièce jointe votre appel de fonds.
Vous en souhaitant bonne réception, nous vous prions d'agréer, Monsieur, nos sincères salutations.
Pas à pas, agissons au quotidien pour préserver notre environnement.

N'imprimez cet email et les documents joints que si nécessaire."

 

Prendre le prétexte de l'éco-responsabilité... cher syndic, ne prendrais-tu pas aussi tes co-propriétaires pour des sots.

Du coup, après avoir réglé la facture, je me suis fendu d'une brève réponse que je vous livre ici :

"Bonjour

Je suis sensible à la démarche éco-responsable de votre syndic.
La charge est donc maintenant répartie sur l’ensemble des co-propriétaires qui doivent utiliser un ordinateur, une imprimante, du papier et de l’encre pour éditer le coupon à joindre au règlement.
Je ne suis pas sur que la somme des charges réparties ainsi aille dans le sens de l’éco-responsabilité et j’ose espérer que cette démarche, puisque votre société en décidé ainsi, aura aussi une incidence sur les coûts de gestion qui devraient normalement diminuer (papier, manipulation, frais postaux... )

En vous remerciant de m’avoir lu.

Salutations"

Quelle que soit la réaction, s'il y en a une, quand on n'est pas dupe, ça va mieux en le disant.

 
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 17:46

Je crois que j'ai trouvé mon homme... Jean Lassalle !

Boudiou, un gars qui donne de sa personne pour obtenir des choses pour ses administrés, ça change.

Juste en chantant à l'Assemblée Nationale, il sauve une gendarmerie qui devait fermer près du tunnel du Somport. L'histoire ne dit pas si c'est un comma trop bas qui, en agressant les oreilles sensibles des députés lui a fait obtenir ça.

En arrêtant de becqueter pendant 39 jours, il sauve une industrie, certes à capitaux japonais, mais où travaillent 150 personnes quand même. Là non plus, rien sur ce qui a motivé nos amis du soleil levant à maintenir l'usine si ce n'est la rumeur d'un nouvel Hiroshima à coup de bombe nucléaire bricolée dans l'élevage de brebis du frère cadet du député.

Bon, sa marche à travers la France, où il rencontre des tas de gens de la France d'en bas, d'en haut, de là et d'ici et même du milieu en incarnant "la voix des sans voix" alors que d'autres parlent des sans dents alors qu'on ne sait même pas le nombre de leur caries, ça incite à l'écouter. Réfléchissez une seconde, écouter ceux qui prêtent leur voix aux sans voix est bien plus facile que d'écouter ceux qui ne prêtent même pas leurs dents aux sans dents.

Vous les avez vu, vous, tous les autres, se bouger les miches, s'agiter de la guibole, jouer les rossignol en assemblée plénière, se priver de tête de veau ou de caviar ? Non. Moi non plus. A part agiter les mandibules pour faire des promesses qu'ils s'empresseront de ne pas honorer ou de les oublier. Nada, que dalle !

Et puis, quand même, un gars qui réussit, dans ses meetings de 27 personnes, à faire s'applaudir les gens eux mêmes... C'est impressionnant ; c'est vrai, c'est important des fois de s'applaudir soi -même. Je confesse que parfois, dans le huis clos de ma salle de bain, il m'arrive de m'applaudir à tout rompre, avant d'aller boire un verre de l'amitié avec moi-même.

Un gars qui porte le béret, un vrai français en somme, et dans dans les autres départements, tout ça sans maugréer contre l'étranger comme celle et ceux qui le font sans même chausser des charentaises, ni porter une baguette sous le bras, ça donne confiance.

Enfin, un gars qui a déjà recruté son ministre de l'intérieur, et qui ose le présenter avant d'être élu, car il le sera, il l'a dit ; ça en impose non ?

J'ENLACE HALLE

C'est décidé, juste pour continuer à rigoler, au milieu des dix autres clowns, c'est à lui que j'apporte mon soutien.

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 14:54

Ma collègue de CP ce matin, faisait travailler ses petits élèves sur le conte de Blanche Neige, en précisant qu'il s'agissait de la version des frères Grimm.

Elle précisa qu'il existait moult versions du conte. Du coup je me suis demandé lesquelles et après quelques recherches, j'en ai trouvé un certain nombre.

Outre Blanche Neige et les sept nains, dessin animé du célèbre Disney, bien connu de nombre d'enfants, de parents, de grands-parents voire même d'arrières-grands-parents tant il a égayé/effrayé les jeunes années des uns et des autres, il y en eût bien d'autre...

Blanche Neige et les sept mains, dont je ne me souviens plus si c'est du Marc Dorcel, du Saucisson Prod ou du Coppula Prod. Dans cet opus, Neige avait d'ailleurs disparu au profit d'un autre mot, mais ça c'est postérieur. Je vous laisse deviner.

Une version nympho a de suite vu le jour : Blanche Neige et les sept faims.

Dans sa version dédiées aux fanatiques de Lesbos, il y a bien sur Blanche Neige et les sept seins pour lequel le réalisateur avait même fait appel à une Amazone pour régler la question de l'imparité.

A l'époque, le Vatican avait immédiatement réagi en produisant un Blanche Neige et les sept Saints. La production avait recruté dans sérail des prêtres protégés par leurs évêques afin de gagner un temps précieux et utiliser l'expérience déjà acquise.

Le monde de la finance et de l'argent sale est venue compléter le tableau avec Blanche Neige et les sept gains.

Celui de l'industrie textile a eu aussi son film avec Blanche Neige et les sept lins, dont on peut dire qu'il s'agissait moins d'une histoire que d'un tissus d'anecdotes.

L'agro-alimentaire a produit un très beau documentaire : Blanche Neige et les sept pains qui esquissait déjà une fiction réalisée plus tard puisqu'on y évoquait déjà sous le nom de farine, un certain nombre de poudres blanches.

Les écolos ont tenté une Blanche neige et les sept thym mais il aurait fallu la plume de Pagnol pour faire sortir ce film du maquis.

Une version gore, tournée du côté du Venezuela, Blanche Neige et les sept reins fût un excellent thriller où Blanche Neige pourvoit en filtres physiologiques enfantins,quelques riches potentats d'Europe et d'Asie condamnés à la dialyse .

Un remake, plutôt brésilien (tendance bois de Boulogne), avec Blanche neige et le sept teints.

Blanche Neige et les sept daims est également sorti dans le circuit des salles mais a fait nettement moins d'entrée que l'ours, du même réalisateur, J. J. Âne-Eau. Le film avait été jugé un peu mièvre.

On a connu aussi dans la même veine d'insuccès, Blanche neige et les sept vains, où le spectateur s'ennuyait à mourir, tout autant que dans la version oenologique Blanche Neige et les sept vins puisqu'il ne pouvait en goûter aucun.

Pour achever la liste des déclinaisons des sept acolytes et parce que le réalisateur était tout aussi hésitant que dépressif, le cinéma a vu sortir un très beau, mais très long Blanche Neige et les sept fins.

Pour ma part, ma version préférée ne cite pas la famille des sept mineurs de fond mais joue sur un autre registre. Le titre ? Blanche Neige poudreuse... et forcément, c'est moins des sept nains qu'il s'agit que de l'héroïne.

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 07:18

Aaahh petit Poutou, j'ai tenté de d'écouter ce matin à la radio. Difficile, très difficile, je me suis même demandé si ma radio ne yoyotait pas, mais non.

Tes idées sont certainement bonne mais ton débit de parole a tout foutu par terre.

L'envie, ou la nécessité, de dire un maximum de choses dans un minimum de temps a flingué ton discours.

Petit Poutou, je comprends bien que l'espace d'expression pour les dits petits candidats est honteusement réduit, mais précisément, il faut utiliser sciemment le temps, développer trois idées forces de ton programme avec conviction plutôt que de te lancer dans une vaine course à l'échalotte.

En résumé, et cela m'attriste, je n'ai retenu de ton discours que la forme, 12598756359875489 mots à la minute, au détriment du fond.

Mais bon, the show must go on, un Poutou, tout pou' un !

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 18:53

Quand tu demandes à ton pourvoyeur de came quand il vient, il regarde sa montre et dit l'heure. Hallucinant !!!

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 13:05

Lavez vos gosses avec le linge et faites les sécher, ça les amuse...

LAIT TANT DÛ DéDé GARS

... mais avant de les étendre, ne les essorez pas. Froissés, ils risquent de vous faire la gueule.

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 13:02

La photo noir et blanc, c'est toujours très esthétique... la preuve.

GRIS MASSE
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 12:56

Une fois encore, il va falloir prendre une décision.

LA MUSE GUEULE

"Qu'est ce qu'on fait les gars ? On le bouffe ?"

"Ou on lui touche les fesses ???"

"Ben, on n'a qu'à commencer par ça et on le bouffe après"

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 12:51

Euhhh ? Le biberon ? En intraveineuse ?

LENT BAS L'ÄGE

"Non, plus simple, on remplit le scaphandre

et on vide tout quand il a fait ses besoins,

c'est du gagnant gagnant"

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 12:01

Qu'est ce qu'on ferait pas pour se gratter le dessous du pied sans se baisser.

GRé FONDS

"Si la greffe prend, j'envisage une autre opération

parce que les démangeaisons anales... c'est pénible"

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 11:53

Madame Saint Cricq, je vous ai écouté aujourd'hui débattre avec Luc Châtel sur France inter. La saillie sur l'attitude de girouette des fillonistes qui regimbent sur les attaques du Canard Enchainé et l'utilisation des mots des mêmes journalistes pour dénoncer un complot d'état... franchement chapeau bas.

Le guignol a bien essayé de se sortir du piège mais en usant d'une rhétorique qui ne trompe personne.

Vivement le soir du second tour, qu'on en finisse définitivement.

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 17:40

En ce bel après-midi printanier, je faisais quelques courses, histoire de ne pas laisser mon mon beau corps d'athléte s'étioler.

N'ayant pas vraiment l'envie de me mêler à la glèbe en surnombre des marchés dits hyper du samedi, j'avais choisi le petit supermarket du coin, quitte à payer mes denrées quelques centimes de plus. Ma tranquillité valait bien ce surcoût.

Ayant le dos un peu fatigué et bien que ne nécessitant pas l'achat d'une foule de choses, j'avais opté pour mettre ces dernières dans un caddy de taille raisonnable. De toute façon, les allées du supermarket ne permettaient pas, de par leur largeur, d'y circuler en chariot 4X4 mode Cheerokee. 

Ainsi, déambulant dans les rayons au gré de mes modestes besoins, je croisai d'autre clients, qui, comme moi, venaient là plus par nécessité que par la compulsion dépensière de fin de semaine.

Le fond de mon caddy, bien trop grand pour ce dont j'avais besoin, était maintenant garni des quelques articles dont la destination était d'apaiser mon appétit, frugal certes, mais récurrent. Il me manquait un peu de concentré de tomate pour préparer quelques beaux petits champignons à la grecque acquis peu avant. Je me régalai déjà virtuellement.

Un virage à gauche, en toute quiétude, donc sans faire crisser les roulettes, et je me retrouvai dans le rayon ad hoc. Au milieu de l'allée, un pauvre hère. Pour être plus précis encore quand j'évoque le milieu de l'allée, imaginez le milieu parfait, en latitude et en longitude ; à égale distance du début et de la fin, à égale distance du rayon gauche et du rayon droit.

En conséquence, le passage avec mon caddy, même de taille raisonnable tenait de la difficulté. J'ajoute que le quidam faisait ses courses avec son propre caddy, sac de toile noire, au dessus de deux triplettes de roulettes. La chose complétait l'encombrement.

Il se tenait debout, immobile, apparemment songeur. Bien que m'ayant vu, aucune réaction à mon approche qui aurait dû l'inciter à s'écarter un peu en déplaçant son caddy. Je n'ai pas la prétention d'être l'homme le plus important du monde mais je me dis qu'une once de civilité sied bien dans ces moments où l'on croise son prochain. Je mets d'ailleurs en application ce précepte très régulièrement, ce qui améliore grandement les relations interpersonnelles, même avec les adeptes des politiciens crapules.

Bref, je m'avançais, en tirant le chariot. Arrivé à quelques pas du statufié, puisqu'il n'avait toujours pas compris que mon désir le plus intense du moment était de passer outre lui, je me fendis d'un "excusez-moi" tout en continuant à avancer.

L'homme fit un mouvement insuffisant pour que je puisse continuer ma route sereinement, ne retirant qu'à peine son propre caddy. Pris dans ma marche, je tentai tout de même de me faufiler dans l'espace qu'il m'avait si généreusement imparti, entre lui et le rayon à ma gauche. Je pus passer, mais le caddy, tiré dans ce sens, se mis de guingois. La poignée, à hauteur du troisième rayonnage, mit en branle une série de boites de conserve qui elles même poussèrent d'autres boîtes qui à leur tour dérangèrent le bel agencement des autres produits alignés et enfin, par ce jeu de dominos, fit choir dans un retentissant "POTCH !" deux bouteilles de sauce tomates.

Compte tenu de la hauteur, en plus du bruit qui me fit sursauter, au moment de l'éclatement du contenant en verre, le bas de mon pantalon fut maculé de rouge à la senteur provençale. Encore pris par la surprise de l'incident, j'eus le temps te percevoir quelques mots de l'indécis ramolli du rayon... une sentence. "Ben bravo !" lâcha-t-il. J'en restai coi ! Certes, c'était bien moi qui avait engendré la chute et le bris des deux récipients, mais s'il en était ainsi, c'était bien parce que l'homme croisé avait réagit à la vitesse de l'aï pour bouger, le tout avec une célérité de compréhension proche de zéro. Il avait tout de même réussi à me lâcher ça ! J'en étais cloué sur place, sidéré.

Je passai ma route, allai prévenir la caisse centrale de ma bourde et repris ma quête car il me manquai toujours le Graal tant recherché. Je bougonnais, très agacé.

Arrivé à la caisse pour m'acquitter des achats, je le vis devant une caisse dont le panonceau indiquait la fermeture. Il se tenait au milieu du passage, là encore. Il devait avoir une prédilection pour ce type de situation topologique. Mais en l'occurrence, il semblait bien démuni, hésitant entre la caisse maintenant fermée et celle d'à côté, ouverte mais avec déjà une file conséquente de clients qui attendaient.

Moins pris dans ma préoccupation consumériste puisque j'avais enfin tout ce qui manquait à mon bien-être, je l'observai. Je réalisai alors qu'à l'instar du Doudou-Lapin de l'histoire, il n'était pas tout à fait comme tout le monde. Il n'avait pas les oreilles molles ni la langue qui pendait hors de la bouche, pas plus qu'il ne bavait mais un imperceptible détail dans son regard me fit comprendre sa différence. Ses yeux filaient très discrètement en amande. Son attitude un peu désemparée complétait l'analyse.

Je me dis que j'avais de la chance d'être comme j'étais et que ce "ben bravo" était finalement bien peu de choses.

 

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