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  • : Mon objectif est d'explorer l'inconnu d'une vie nouvelle, grâce, entre autres, à l'écriture. Le ton restera le même; souvent impertinent, parfois cynique mais toujours en tentant de garder ce qui nous permet encore de vivre dans ce drôle de monde, l'humour, dans tous ses états.
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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 20:56

Le Aye aye... connaissez-vous le Aye aye ?

Non ? Et bien voilà, ce soir, Plaisir-de-mots vous offre, pour fêter son 881ème article, une petite séance culturello-écologique.

 

Le Aye aye !

Croisement aussi improbable que peu réussi entre la chauve souris dont il hérite des oreilles, le rat à qui il emprunte les dents, l'écureuil pour la queue panachée et le philosophe fou pour le regard hagard, ce lémurien est, dit-on, en voie de disparition. Vu sa tronche, le moins qu'on puisse dire, si l'extinction de la race est proche, c'est qu'il a au moins une once de bon sens. "On tuera tous les affreux" écrivait Boris Vian. Ici pas de précipitation, en bon self made pet, le Aye aye, profondément conscient de l'insulte faite à la nature qu'il représente, va de ce pas se faire lui même Hara kiri.

 

Le Aye aye, s'il n'avait eu vocation à une fin plus rapide que prévue, aurait largement pu faire partie des NAC. Ou plus exactement des 2NAC... les nouveaux nouveaux animaux de compagnie. Avec une telle dégaine, il envoie aux oubliettes tous les aligators, furets et autres boas. Imaginez un instant la tête du récipiendaire d'un tel 2NAC au jour de son anniversaire. Cheveux en brosse assurés, ou mieux, crise cardiaque, à l'ouverture du cadeau, surtout si en plus le lémurien décide de réciter un poème érotique de Georges Bataille en rap.

 

Bon, passées les présentations, venons en à son nom. Les scientifiques se perdent en conjectures sur l'origine d'icelui.

Un théologien reconnu, proche de ce bon B16, affirme que Dieu, à quelques secondes de minuit, au soir du sixième jour, celui des soirées alccolisées, décida, après avoir absorbé plus de gin coca que de raison, de bricoler un dernier petit truc avec les reliefs du repas. Le lendemain, casque en fonte sur le crâne, langue pateuse, il ouvrit un oeil torve en direction du réveil matin... et son regard vitreux croisa celui du bricolage de la veille. "Aye aye aye, j'en tiens une bonne" marmona-t-il. L'ange Gabriel, venu porter une cuvette au créateur, n'entendit que le début de la phrase et cru que l'animal avait été ainsi baptisé. De fait, une fois plus entré dans la conscience, Dieu regarda à nouveau la chose et murmura derechef "Aye aye... "

 

Un biologiste proche du Dr Frankenstein prétendit de son côté que le bon docteur aurait eu à coeur de fournir à son prototype un animal de compagnie à son image. Rassemblant le peu de pièces qui trainaient ça et là dans des haricots sanguinolants ou dans les bocaux  enformolés, il tenta la construction d'un autre prototype. Est ce la qualité de la matière première, le manque de motivation du médecin après son chef d'oeuvre initial ou l'annonce de l'augmentation du prix de l'électricité, si utile à son travail ? Une chose est sure, c'est que l'animal en paya le tribu.

 

aye_aye.jpg

 

Effrayant dehors, complétement loupé dedans, ce qui eut pour vertu de le doter d'un foutu caractère. On ferait sa mauvaise tête à moins. Cet espèce de gremlin aussi hypothétique que mal léché se mit donc à mordre sauvagement tout ce qui passait à sa portée. Le Dr Frankenstein y laissa d'ailleurs une partie de sa virilité dans un "aïïïe aïe" douloureux. C'est en souvenir de ce moment que l'animal fut donc nommé Aye aye car le Dr Frankenstein n'avait pas encore eu le temps d'inventer le tréma.

 

Un historien des Carpates prétend quant à lui que le Aye aye est une créature extraordinaire, capable de venir à bout de la fratrie entière des descendants du conte Dracula, uniquement en leur soufflant son haleine dans les trous de nez. Il faut savoir que l'animal est très friand d'épices et de bulbes. Il affectionne l'échalote et l'oignon qu'il grignote à tout va mais ce qu'il préfère c'est l'alium. Il en engouffre des quantités astronomiques, ce qui a pour objet de rendre son souffle perpétuellement difficile à supporter pour un humain et mortel pour un vampire. Le cri d'agonie de ce dernier est d'ailleurs ce qui donnera le nom à son destructeur : "ail ail !" ce qui en roumain se traduit Aye aye.

 

 

 

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commentaires

N
excellent !!!!
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