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28 octobre 2018 7 28 /10 /octobre /2018 18:33

Des keufs dans les établissements scolaires pour gérer la montée des agressions ... Il ne serait pas un peu barré le sinistres des képis ? J'ai cru tomber de ma chaise quand j'ai vu l'annonce dudit sinistre, entouré des deux autres kékés à l'air complétement benêt, le sinistre des blouses grises et des écoliers et la sinistre du glaive et de la balance.

Et la prévention, vous en faites quoi, bande de nazes ?

Je ne me suis adepte des bisounours et, pour bosser dans un Réseau Éducation Prioritaire, avec des équipes stables d'enseignantes motivées, je sais que si on gère la civilité, le respect, la confiance dès le plus jeune âge, ça met du temps, mais ça finit par donner des résultats. J'ai vu, de me yeux vu, baisser la violence en 10 ans de poste sur le même secteur.

Les dimensions supplémentaires sont la collégialité et la continuité. Quand les enseignants réussissent à faire équipe, au sens fort du terme, ça marche. De façon synchronique puisque tout le monde est sur la même longueur d'onde, quel que soit le niveau des élèves, et diachronique puisqu'au fur et à mesure des années le suivi est maintenu, donnant aux enfants un cadre contenant et bienveillant.

La chose fonctionne dans certains endroits au delà de l'élémentaire, la condition est que le chef d'établissement du collège joue le jeu au lieu de s'en foutre, et stabilise son équipe d'enseignants. Il n'y a rien de pire que le turn-over pour laisser la place aux incivilités et à la violence des gamins qui ne trouvent plus un cadre rassurant.

Alors, pourquoi ne pas réfléchir dans ce sens, avec une continuité réelle dans les collèges et les lycées. Le travail ne se fait pas seul, certes. Il est l'affaire de tous, des enseignants, des travailleurs sociaux, des personnels communaux, compris dans ceux-ci les policiers communaux qui agissent en prévention, des personnels associatifs...

Bref, avant de mettre des flics dans les établissements, et bientôt des miradors aux quatre coins des écoles, collèges, lycées, il est urgent de penser les choses en amont et non en réaction...

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