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  • : Mon objectif est d'explorer l'inconnu d'une vie nouvelle, grâce, entre autres, à l'écriture. Le ton restera le même; souvent impertinent, parfois cynique mais toujours en tentant de garder ce qui nous permet encore de vivre dans ce drôle de monde, l'humour, dans tous ses états.
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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 09:45

Il faut que je vous narre par le menu, et pas pour enfant, la suite de mes aventures néo-téléphoniques d'hier.

Ayant maintenant enfin compris comment joindre le quidam en quelque point du globe, et pas oculaire, qu'il se trouve, j'usai donc à l'envi, et pas de me soulager, de mon nouveau jouet pour téléphoner, smser, photographier, mmser...

Mmser, quel plaisir ! Hop, une photo inattendue de mon genou, car j'ai déclenché sans m'en apercevoir, hop une autre, de mes semis de surfinias, floue, parce que j'ai la tremblotte, une troisième de ma tronche, façon selfie, ce que je déteste, parce que je ne sais pas encore comment j'ai activé la fonction... et hop, aussitôt, tout de suite, sans attendre l'illico, un envoi à tel ou telle. Intimité reléguée aux oubliettes...

Donc, mon téléphone fonctionnait correctement et je savais m'en servir ! Youpi.

En conséquence, puisque ce nouvel objet adicto-ménager m'avait été offert par le premier et le dernier de mes fils qui sont au nombre de deux, ayant déjà largement communiqué avec l'aîné pour le remercier, quêter quelques informations, échanger sur la pluie, chez lui, et le beau temps, chez moi, je tentai l'appel en direction du cadet, et pas forcément Roussel.

Flop ! Répondeur... Du coup, riche des enseignements du plus âgé de mes garçons et de ma capacité à comprendre quelques modes de fonctionnement, à la vitesse de l'éclair au galop, je slidai sur l'icône ad hoc afin de mmser. Message envoyé, la chose eût pour résultat qu'après quelque temps, je reçu, non pas une mms-réponse mais un appel téléphonique.

"Joie, allégresse, gratition et émotude, m'écriai-je, je vais pouvoir ouïr la voix de mon petit dernier" Je saisi donc la phablette, car c'est ainsi que sont maintenant nommés les portables, plus petits qu'une tablette mais trop grands pour être logés dans une poche de pantalon.

L'outil sonnait, vibrait, car j'avais ajouté cette fonction pour prévenir une attaque de surdité foudroyante, et sur l'écran, l'icône du petit téléphone blanc se voyait entourée de cercles concentriques qui évoluaient centrifugement à la façon des ondes provoquées par la pénétration du caillou dans l'eau calme du ruisseau bucolique, mais je m'égare, et pas forcément de l'Est.

Etant tout à fait performant, c'était ce que je pensai à ce moment là, j'effleurai le petit téléphone-caillou, portai le portable à mon oreille et prononçai, de façon simple mais sure le Sésame... "Allô !" Et là... Hélas... rien, malgré la réitération du mot magique. Qu'avais-je, ou que n'avais-je point fait pour que les dieux de la téléphonie mobile, me refusent la voix d'un enfant chéri ?

Un peu dépité mais têtu, j'activai la fonction d'appel du numéro qui venait de m'appeler. Trois sonneries, puis directement le répondeur. Foutrecul, m'exclamais-je, dans un moment où je ne parvins pas à garder mon sang ! L'invective passée, je laissai un message oral, et pas forcément du bac en cette saison.

Ce qui devait arriver arriva, après quelques minutes, la phablette, vibresonna derechef, je pris celle-ci deresouschef, pour ne pas nuire à la hiérarchie, me trouvant dans une situation identique à celle pré-citée, et pas forcément de Carcassonne. Cependant, puisqu'il est dit qu'on apprend de ses erreurs, étant moi-même adepte de cette maxime, je modifiai mon toucher, et pas forcément rectal, afin de pouvoir converser. Impulsion identique, mais à un autre endroit, sans rapport, je vous l'assure, avec ce que peut laisser supposer ce qui est écrit juste avant.

Bref, l'échec se profilait à nouveau, jusqu'au mat... décidément, je ne brillai pas par ma réussite. Têtu, je vous l'ai dit, je décidai à nouveau d'appeler. Les mêmes causes engendrant les mêmes effets, je tombai une fois de plus sur la boîte vocale.

Et le téléphone sonnevibra une fois encore après quelques temps. Avec fébrilité, je saisis l'appareil, affolait mon index sur l'écran tactile, ne sachant plus où le poindre afin qu'icelui réussisse à ouvrir la communication comme il excelle à ouvrir mon amante aux joies du rapprochement, le soir, à l'orée du bois, quand brame le grand cerf.

Une fois de plus, je dus accepter mon inaptitude, qui devenait chronique, à mettre en branle, si j'ose m'exprimer ainsi pour un tel acte manqué, mon nouveau jouet, et pas forcément sexuel. La turgescence digitale m'abandonnait, et mon enthousiasme baissait tout autant que la rage montait. Mais allez trouver un coquelet le dimanche après les vêpres...

Bref, je me résolus une fois de plus à remiser cet objet technologique moderne qui deux jours consécutifs avait entamé profondément mon narcissisme en pointant mon inaptitude récurrente. Faute de piscine, je plongeai donc dans l'alcool, constatant une fois encore que si ce dernier n'est toujours pas remboursé par la sécu, il apaise autant le stress et le mauvais poil que le séroplex et surtout, il est nettement plus agréable en bouche.

Ce matin, quelle ne fût pas ma joie de réussir enfin l'opération moult fois échouée la veille. La nuit durant, m'étais-je transformé, les fées, et pas forcément du logis, s'étaient-elles nuitamment penchées sur ma couche, avais-je été touché par la grâce, et pas forcément de Monaco ?

Non, cette réussite, je la dois, et pas forcément d'honneur, à ma compagne. Après m'être confié à elle, lui expliquant la peine, et pas à perpétuité, dans laquelle j'étais, elle me proposa d'expérimenter en live un appel via nos portables respectifs. Il y a fort à parier qu'en même temps que les ondes magnétiques, une charge d'intuition me parvint car au moment de saisir la phablette, je sus in petto comment procéder, décrochant sur le champ, et pas forcément de blé.

"Alléluia" m'exclamais-je, car c'était approprié. L'aide n'était pas forcément où on voulait bien la croire et j'en ai déduit immédiatement que si Allah est grand, il est de bien peu d'utilité alors que si Nicole est petite, elle est bien plus aidante et efficace. Comme dit la fable : "on a souvent besoin d'un plus petit que soi" Boudiou, c'est bien vrai.

Quant au coquelet... il court toujours.

 

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