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  • : Mon objectif est d'explorer l'inconnu d'une vie nouvelle, grâce, entre autres, à l'écriture. Le ton restera le même; souvent impertinent, parfois cynique mais toujours en tentant de garder ce qui nous permet encore de vivre dans ce drôle de monde, l'humour, dans tous ses états.
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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 18:21

Facebook a racheté Oculus VR... Mark Zukerberg voit dans la réalité virtuelle 3D une possibilité supplémentaire pour son réseau social. Bientôt, outre le fait d'avoir partout dans le monde des amis virtuels, nous pourrons, via un avatar, dont les mouvements seront dictés par une avalanche de capteurs posés à même notre corps, évoluer dans des univers reconstruits, voire irréels.

Poussons le raisonnement un peu plus loin. Notre corps est un système sensori-moteur qui donne réponse à toutes sortes de stimuli, visuels, auditifs, olfactifs, gustatifs, kinésiques... toute information perçue est transmise par un influx nerveux au cerveau qui réagit. Alors, je vois bien une étape supplémentaire dans le développement des zukerbergueries virtuelles, celle de la connexion directe au cerveau d'électrodes qui permettront de courir, sauter, marcher, nager et même... voler, à tout un chacun, jeunes ou vieux, musclés ou faméliques, équipés de bras et jambes ou culs de jatte et manchots.

Poursuivons la chose pour chacun des sens et nous verrons, c'est une image, que les capteurs deviendront bien inutiles pour ceux qui en disposent. Ainsi, les aveugles seront au rang des voyants, les sourds des entendants, les paralytiques des mouvants. Bref, à ne plus servir, on imagine bien que Dame Nature fera son oeuvre et que toutes les ramifications sensibles de notre corps s'atrophieront peu à peu, jusqu'à ne laisser, dans un premier temps qu'un tronc abritant ce qui permet au cerveau l'oxygénation et l'énergie de fonctionnement. N'ayant plus à utiliser les bras et jambes, mains et pieds, un surcroit d'énergie sera disponible et le cerveau devrait voir grandir son potentiel. Reste la question de la vie et de la mort. Comment l'évolution vers le tout virtuel règlera-t-elle le problème ?

Pour la mort, une fois encore, Dame Nature oeuvrera et décidera du moment où les cellules ne seront plus à même d'être virtuellement stimulées, où celles-ci tomberont dans un état de décrépitude et d'amorphisme rédhibitoire. Les cellules périront d'elles-même. Mais la vie ?
Jusqu'à présent, l'humain avait besoin d'être deux pour donner la vie. Récemment, le clonage nous a donné la preuve qu'il est possible de bouturer un être vivant. Du coup, finie la reproduction sexuée. Gain d'énergie supplémentaire, sans jeter le bébé, si j'ose dire, avec l'eau du bain, car si la reproduction est une chose, l'érotisme en est une autre et c'est bien au du cerveau qu'il s'agit pour activer la libido. Merci le virtuel, sensation tactiles, impression de chaleur, excitation de la zone psycho-olfactive et le tour est joué. Qui plus est, pas de mauvaises surprises puisque notre propre cerveau sera aux commandes, choix du/de la partenaire, de la couleur de ses yeux, de la texture de sa peau... Ainsi, le corps pourra encore gagner en place, en éliminant les organes génitaux.

Revenons à ce qui nous fait vivre, oxygène, eau et énergie. Parallèlement à l'industrie du virtuel se développe celle, non moins impressionnante, de la robotique. Aussi, rien n'empêche de penser à une alliance de l'un et de l'autre, le cerveau pilotera les robots qui nous  alimenteront, nous fourniront de quoi penser et l'eau indispensable à la vie.

Bref, ce n'est pas nouveau, d'autres l'ont imaginé bien avant moi. Une terre, ou plutôt, une mer immense, une mer qui recouvre le globe, une mer nourricière, une mer chauffée par l'astre solaire, une mer qui baigne des milliards de cerveaux tuyautés, interconnectés, réseauifiés. Une mer de méduses qui pensent, vivent, marchent, sautent, volent, baisent... au gré d'une réalité devenue absolument et irrévocablement virtuelle... réellement.

Et bien... Non merci, très peu pour moi.

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