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  • : Mon objectif est d'explorer l'inconnu d'une vie nouvelle, grâce, entre autres, à l'écriture. Le ton restera le même; souvent impertinent, parfois cynique mais toujours en tentant de garder ce qui nous permet encore de vivre dans ce drôle de monde, l'humour, dans tous ses états.
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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 15:09
SEC ON PLI QUAI

Entendu aujourd'hui, dans une réunion d'enseignants du premier et second degré. Après avoir devisé gaiement toute la journée sur l'évaluation diagnostique, formative et sommative, une des animatrices de l'après-midi, au demeurant supérieure hiérarchique des collègues profs des écoles, a expliqué qu'il ne fallait pas souscrire à la pensée unique, que chacun était en capacité de construire ses propres outils. Pour ce faire, elle fila la métaphore :

"Il ne s'agit pas que tout le monde marche au pas, ou marche au garde à vous... "

Ayant eu le plaisir, l'honneur et l'avantage de servir ma patrie comme appelé du contingent, dans les temps lointains où cela se faisait encore, j'ai pu éprouver à maintes reprises ce qu'étaient la marche au pas et le garde à vous.

Pour la marche au pas, communément nommée MAP dans les manuels militaires, il s'agit de mettre, comme dit la chanson, un pied devant l'autre et de recommencer. L'art en est somme toute assez simple.

Vient ensuite le garde à vous. La chose est clairement définie comme la position immobile prise par un soldat.

Alors que dire de la tentative paradoxale de marche au garde à vous ?!?

Certes, je revendique le coté soldat, "Hussard noir de la République", comme disait Péguy, mais de là à réussir la marche en restant immobile, je dubitate, je cirsconspecte, je sens monter la quiétude contrariée de celui qui veut aller de l'avant tout en faisant du sur place. Avec, en plus, le stress du casse-gueule inhérent à l'idée même de l'immobilisme en mouvement.

Les arcanes du mammouths sont souvent complexes, les injonctions pénibles mais avec des conseils comme celui-ci, ça rend la position, ou l'action selon ce qu'on met derrière les mots, quasiment insurmontable.

On s'étonnera moins après de telles considérations que nombre de nos collègues, scrupuleux de respecter la parole hiérarchique, finissent à la Verrière, clinique bien connue pour accueillir les enseignants dont la psyché en à pris un coup. Car en plus de pratiquer la pédagogie du "si quand j'avance, tu recules, comment veux-tu, comment veux-tu que l'on s'en... sorte !" s'il faut adjoindre l'exercice périlleux du déplacement sans décoller les ardions du sol... il y a de quoi tomber de haut et en dépression.

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commentaires

L
Vivement que ces cons nous oublient!
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