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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 21:56

Avez-vous vu le film "Les garçons, et Guillaume, à table" de Guillaume Gallienne ? Non ? Alors, précipitez-vous. 85 minutes de drôlerie, de sensibilité, de tendresse, d'humour, sans jamais tomber dans le pathos, le vulgaire, la médiocrité. 85 minutes qui passent vite tant l'ennui est absent de la salle. Non seulement on ne s'ennuie pas mais en plus, la salle s'amuse, rit, se sent bien.

Guillaume Gallienne nous embarque dans 85 minutes inspirées de ce qu'il a vécu, dans un univers où les hommes, les vrais, se frictionnent à la testostérone pour montrer qu'ils en ont ! Ben oui, la dose était insuffisante, a priori, pour le héros de cette autobiographie puisque considéré comme "non homme", vous savez, ceux avec les couilles qui précèdent l'esprit.

Dans la salle, pas un rire gras sur la différence, pas un rire gras à l'évocation des pédales, de la féminité considérée comme anormale de l'homme, pas plus que de l'homosexualité. Non, des rires de bonne humeur parce ce film fait rire, mais d'un rire sain, provoqué par la cocasserie des situations.

Et puis, certes, Guillaume Gallienne parle de Guillaume Gallienne, mais là, pas de surprise, c'est annoncé dès le début, dès le titre. Et puisque Gallienne est la vedette du film, incarnant son personnage et celui de sa mère, alors considérons le travail réalisé, le jeu d'acteur, impressionnant. Le montage cinématographique n'est pas en reste. Bien sur, il est académique, mais d'un bel académisme. Les transitions contribuent à la bonne humeur ambiante, car souvent inattendues. On se laisse porter.

Alors est-ce parce qu'il y a un part de féminité en moi que j'ai aimé ce film et qu'il restera pour moi un souvenir jubilatoire, je n'en sais rien. Une chose est sure, c'est que le public lui aussi, doit être doté d'un pourcentage de progestérone équivalent à celui qui coule dans mes veines car je n'étais pas le seul, ce soir, à me réjouir et jouir de ce bon moment cinématographique.

Un majorité de critique de cinéma ne s'y est pas trompée et a apprécié, et pourtant certains esprits chagrins comme Pierre Murat pour Télérama, Jacques Mandelbaum du Monde, Joachim Lepastier des Cahiers du cinéma ont conspué ce film. Peut-être en faut-il, comme les crétins dans une société pour que le contraste montre qu'il existe aussi des gens intelligents.

Bref, ne vous fiez pas à ces peine à jouir et filez vite prendre votre place. Le regard critique du public est certainement ce qui permet à l'art d'exister pour tous et pas seulement pour quelques intellos dyptéro-sodomites !

Ah... j'oubliais... Merci Guillaume.

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